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Nouveau blog
http://agiravecingrid-aquitaine.blogspot.com/

Merci aux membres du comité Arnaud, Hervé, Camille ,Sophie, Fanny, Christophe, ma grande amie Laurence et Marion (et tous les autres membres d'Agir Pour Ingrid).

Un gros merci à mes collègues d'Arcachon.
Ma très patiente et sensible directrice Sabine, mes adorables collègues Audrey et Sandra et ma petite Soeur Christelle et à l'ensemble du personnel du SIBA ainsi qu'aux élus du Bassin d'Arcachon et de Gironde.

Et aussi merci de vous avoir croisé vos chemins (spirituellement) Fabrice, Mélanie et Lorenzo et mon plus profond respect à vous Ingrid Betancourt. Nous devons continuer, vivre c’est s’engager

Encore un grand merci pour Sabine, Christelle et laurence, sans ma "maman", ma "petite soeur" et ma "jumelle" je n'aurais pas pu faire cela, vous m'avez donner un équilibre et vous m'avez rattraper quand j'ai perdu le cap, sans vous je n'aurais pas pu me relever aussi rapidement, ce comité m'a permis de faire de très belle rencontre de voir de belle personne.

Dans chacune de vous je retrouve de la dignité, du courage et la determination, les valeurs d'une certaine personne...

Merci Sabine, j'attends tes récits...
Merci Christelle, je reçois ta gentillesse...
Merci Laurence, je t'attends...

bonne route à tous, ce fut un beau moment...

Mais nous avons un nouveau combat

26 janvier 2008

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Clara ROJAS interview RFI


L’interview exclusive de Clara Rojas à RFI
RFI.fr - Madrid - 24/01/08 Deux semaines après sa libération, l’ancienne otage des FARC en Colombie a accordé à RFI son premier entretien avec un média international. RFI n’est pas une radio anodine pour les otages de Colombie : captée jusque dans la jungle grâce aux ondes courtes émises, elle leur permet de maintenir un contact avec la réalité, de ne pas perdre pied et d’avoir des nouvelles de leurs proches. Dans cette interview, réalisée à Madrid, Clara confirme qu’elle a été séparée d’Ingrid en octobre 2005 et que les dernières images de celle dont elle était la directrice de campagne l’ont inquiétée. Elle lance à Ingrid un appel au courage : « il y a beaucoup de gens qui l’aiment et qui agissent pour qu’elle puisse revenir ».
Véronique Gaymard (RFI) : Comment vous sentez-vous, Clara ?
Clara Rojas : Je me sens heureuse car je renais, c’est un retour à la vie et, bien sûr, ce qui m’a le plus motivée, c’est de retrouver mon fils. J’en suis ravie et la manière dont il répond est fascinante. Il va de mieux en mieux chaque jour. Et, à mesure qu’il se rend compte de son importance et du rôle qu’il a joué dans cette affaire, ça l’enthousiasme énormément.
VG (RFI) : Après presque six années de captivité, vous avez laissé derrière vous d’autres otages. Que souhaitez-vous leur dire, en particulier à Ingrid Betancourt, avec qui vous avez partagé une partie de votre captivité ?
CR : Je leur demande d’avoir du courage, car il y a une véritable action qui a été entreprise pour leur libération. J’ai participé mercredi à une réunion avec le président Zapatero et le président Uribe. Ils m’ont demandé ce que je pensais de la situation. Alors j’ai insisté sur la nécessité de parvenir à un accord avec des concessions de part et d’autre pour que les otages puissent être libérés rapidement. Il y a sur la table la proposition de l’Eglise catholique. Mais je leur ai fait part de mon inquiétude car il y a des versions un peu contradictoires. D’un côté, l’Eglise affirme avoir déjà établi un contact avec les FARC, mais les FARC affirment le contraire, du moins dans les communiqués que j’ai en ma possession. Je leur ai donc dit qu’il est important de s’assurer de l’existence d’un canal ayant un véritable contact avec les FARC. Si l’Eglise a déjà pris contact, qu’elle le prouve, comme l’a fait en son temps Hugo Chavez. Car il faut savoir que les familles attendent. Il me semble donc qu’il faudrait faire des efforts plus importants pour favoriser un lien direct avec les FARC afin d’obtenir des résultats concrets, comme ce fut le cas, pour moi, pour mon fils et pour toutes les personnes finalement libérées. Il faut faire cet effort, car les otages vont mal, aussi bien physiquement que moralement, et notamment Ingrid d’après ce qu’on a vu sur les preuves de vie. Il est absurde qu’elle, qui en plus est une femme, doive porter un tel fardeau.
VG (RFI) : Quand avez-vous vu Ingrid pour la dernière fois ? Quand avez-vous été séparées ? CR : Cela doit faire largement trois ans. C’était en octobre 2005 donc... deux ans et demi.
VG (RFI) : Vous veniez d’avoir votre enfant...
CR : Je venais de l’avoir effectivement. Nous venions de faire une « marche », comme ils disent, et c’est alors que nous avons été séparés en plusieurs groupes. Ingrid et moi, nous avons été placées dans deux groupes différents. Moi je suis resté dans le groupe où était mon fils et je n’ai dès lors plus eu de nouvelles d’elle jusqu’aux preuves de vie qui m’ont beaucoup inquiétée. Car on la voit très affaiblie, aussi bien physiquement que moralement. J’ai alors fait des démarches, j’ai parlé avec le président Chavez pour lui demander de faire quelque chose pour libérer Ingrid le plus vite possible. Car ce que je constate c’est que s’il y a eu réussite dans mon cas, c’est grâce au président Chavez. Il faut donc dépasser les divergences et essayer de faire le nécessaire pour libérer les otages qui restent. Il semble que la Croix Rouge Internationale fera aussi une mission. Mais plus qu’établir un contact avec les otages, il vaudrait mieux trouver le moyen de tous les libérer, une fois pour toutes.
VG (RFI) : Après six années de captivité, on est surpris de vous trouver aussi fringante. Nous avions tous été impressionnés en découvrant votre bonne mine le jour de votre libération.
CR : J’ai bien sûr aussi un poids, mais j’ai pu m’en dégager en faisant un... effort. Depuis longtemps je m’étais faite à l’idée qu’un jour je retrouverais mon enfant et qu’alors il faudrait que je sois au mieux. Alors j’ai fait beaucoup d’efforts pour être bien, au moins avoir le moral. Mon enfant doit être bien traité aussi et il nous faudra un peu de temps et de tranquillité à tous les deux pour pouvoir récupérer. Mais bon, en attendant nous profitons vraiment de cette première étape de joie, de ces retrouvailles avec la liberté.
VG (RFI) : Et maintenant, vous avez choisi de venir en Europe, mais avec votre fils et votre mère, quelques jours après vos retrouvailles...
CR : Bien sûr. Ma mère s’était engagée depuis longtemps à participer à ce congrès. Elle voulait donc venir pour honorer son engagement. Et comme ils ont étendu leur invitation à mon fils et à moi même, nous avons accepté de faire l’effort de venir. Et cela s’est révélé très utile, car on a pu accélérer les démarches pour obtenir les papiers de mon fils. Résultat, j’ai tous les documents le concernant, et cela me réjouit.
VG (RFI) : Avez-vous un message à adresser à Ingrid Betancourt ?
CR : Qu’elle soit rassurée, qu’ici il y a beaucoup de gens qui non seulement l’aiment mais qui agissent concrètement pour qu’elle puisse revenir. J’ai même déjà établi des contacts préliminaires avec le gouvernement français pour me rendre en France. Il était même question que j’y aille ce week-end, mais des problèmes de papiers et un contrôle médical qui m’attend m’obligent à faire ce voyage un peu plus tard... J’y rejoindrai les comités Ingrid Betancourt. Ils m’ont contactée dès ma libération, m’envoyant un historique de leur action. C’était très beau. Il y a donc plein de gens qui travaillent pour elle. Ingrid doit avoir la certitude que, en ce qui me concerne, je continuerai à faire tout ce qui est en mon pouvoir. Lorsque je rencontre quelqu’un, la première personne que j’ai à l’esprit c’est elle. Avant-hier j’étais au Congrès espagnol et je me sentais bizarre car je sentais sa présence en écoutant tant de gens parler d’elle. C’est une femme si brillante qu’il serait formidable de l’avoir bientôt ici afin qu’elle nous raconte ce qu’elle a vécu. Cet entretien est diffusé à plusieurs reprises sur les antennes en français et en espagnol de RFI. Et Clara Rojas a bon espoir qu’Ingrid Betancourt entende ce message : « J’écoutais souvent Radio France Internationale. J’avais l’onde courte et ils diffusaient de très bons reportages, ainsi que beaucoup d’informations concernant Ingrid. Je suis persuadée qu’elle l’écoute toujours car lorsque nous étions ensemble, elle captait toujours Radio France Internationale sur la petite radio que nous partagions. Et après, j’ai continué à l’écouter, en espagnol mais aussi en français. »

24 janvier 2008

Comité de soutien et la famille d'Ingrid rencontre M Uribe

Dimanche 20 janvier en fin d’après-midi, avec Lorenzo Betancourt, fils d’Ingrid, et Fabrice Delloye, ex-mari et père des enfants d’Ingrid, les représentants du Comité de soutien ont rencontré Alvaro Uribe, le président colombien. La demande de ce rendez-vous avait été effectuée samedi par le Comité de soutien auprès de l’Ambassadeur de Colombie en France, dans une perspective de dialogue constructif. Pour mémoire, nous tenons à rappeler que la seule et dernière rencontre entre des membres de la famille d’Ingrid et Alvaro Uribe remontait à 2002. D’autre part, c’était la première fois qu’un des enfants d’Ingrid et des représentants du Comité de soutien avaient la possibilité de dialoguer avec lui. Lors de cet entretien, nous avons rappelé au Président Uribe que nous condamnons fermement les agissements des FARC et plus particulièrement, leur pratique inacceptable de la prise d’otage. Pour autant, nous considérons comme impératif et urgent de créer une zone de rencontre pour parvenir à l’accord humanitaire. Dans cette optique, nous avons proposé la mise en place d’une force internationale d’interposition qui garantirait la sécurité et la sérénité des discussions. Le Président Uribe n’a pas refusé cette approche. Pour sa part, le président colombien a mis en avant le rôle primordial de l’Eglise catholique afin de commencer les discussions pour un accord humanitaire. Il s’est également dit favorable à la collaboration entre l’Eglise et une médiation internationale emmenée par la France, la Suisse et l’Espagne. A cet égard, l’entretien entre Nicolas Sarkozy et Alvaro Uribe revêtira une grande importance.

Agir pour Ingrid

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La tentative d'évasion d'Ingrid Betancourt



Le livre Mon évasion vers la liberté de John Frank Pinchao, le policier prisonnier des FARC qui s'était évadé en avril dernier, doit sortir la semaine prochaine en Colombie. Dans l'un des chapitres, publié en avant-première par El Tiempo, l'ancien otage raconte l'une des tentatives d'évasion d'Ingrid Betancourt. Extrait.
John Frank Pinchao


"La nuit où Ingrid s'est enfuie était sombre et pluvieuse, et les guérilleros montaient la garde à tour de rôle, comme d'habitude. Celui qui venait de prendre la relève bavardait avec les autres guérilleros aux postes de garde ; ils nous avaient enchaînés les uns aux autres par les poignets. J'étais attaché au capitaine Bermeo [l'un des militaires pris en otage]. Il pleuvait à torrents. Le lendemain, deux paires de bottes avaient disparu, celles d'Amaón [Florez Pantoja] et de [José Miguel] Arteaga [deux des officiers otages], qui ont alors demandé aux guérilleros où elles étaient passées. Ces derniers ont répondu qu'ils n'en savaient rien et, comme certains guérilleros avaient des bottes en mauvais état, on a pensé qu'ils les avaient prises pour aller pêcher. Le sergent Marulanda devait donner la radio à Ingrid. Il est allé jusqu'à la cabane, l'a appelée en vain et a déposé la radio à côté de son lit. A l'heure du petit déjeuner, nous avons sorti nos casseroles pour qu'on nous serve et, comme d'habitude, ils ont compté les casseroles pour s'assurer que tout le monde ait à manger. Il en manquait deux. Nous nous sommes tous demandé qui n'était pas là, jusqu'à ce que quelqu'un finisse par dire que c'étaient les "docteurs" [Ingrid Betancourt, candidate à l'élection présidentielle enlevée en 2002, et Luis Eladio Pérez, sénateur enlevé par les FARC en 2001]. Ils sont allés les chercher pour savoir s'ils voulaient prendre leur petit déjeuner, mais, surprise, il n'y avait personne dans la cabane. L'alerte a alors été donnée à tous les guérilleros. Amaón est allé vérifier quelles bottes il y avait dans la cabane d'Ingrid, et c'était bien sûr les siennes. Comme elle savait bien que les guérilleros comptaient les bottes, la super-Ingrid avait pris celles d'Arteaga et d'Amaón et les avait mises chez elle pour qu'ils ne se doutent de rien. [...] Nous avons demandé aux guérilleros qu'ils nous disent la vérité sur la disparition d'Ingrid (la rumeur disait alors qu'elle allait être libérée) : nous voulions savoir s'ils allaient la libérer sans nous le dire, dans ce cas cela expliquerait qu'ils l'aient fait partir de nuit pour que nous ne nous rendions compte de rien, mais ils disaient que non, qu'elle s'était enfuie. Par la suite, les gardes, qui jusque-là assuraient chacun un tour de deux heures, ont été doublés et leur tour est passé à six heures. Des équipes de dix hommes battaient les alentours, chacun devant ratisser cinq à six mètres et cinquante à soixante mètres aux abords des cours d'eau. Nous les entendions aussi appeler Ingrid, sans succès. Nous les voyions rentrer épuisés, après de longues battues à la recherche de ces deux otages en quête de liberté. Au bout de cinq jours, Castellanos a dit : "Bonjour, docteur ! Alors, la balade a été bonne ?" Comme c'était un farceur, nous n'y avons tout d'abord pas cru, puis nous nous sommes retournés et avons vu Luis et Ingrid qui venaient d'arriver, exténués et amaigris. On leur a donné à manger, mais ils n'en avaient pas envie : après cet échec, c'est tout juste s'ils ont touché à la nourriture. Deux guérilleros sont venus les attacher : c'était la première fois qu'on les attachait. D'abord Luis, puis Ingrid, mais elle se débattait. Là-dessus est arrivée "Gira", une guérillera qui était commandant en second de la compagnie qui s'occupait de nous et qui faisait aussi office d'infirmière. Ingrid lui a dit qu'elle ne les laisserait pas l'attacher, que c'était un outrage, et a demandé à Gira, parce qu'elle était une femme, de l'aider. Deux guérilleros s'y sont mis, "Efrén", le Noir, et un autre, très petit. Ingrid se débattait toujours, mais ils ont fini par réussir à l'enchaîner. Ingrid a dit à "Gira" que c'était une image gravée à jamais dans sa mémoire, qu'elle ne l'oublierait jamais, ce à quoi la guérillera a rétorqué : "Taisez-vous, vous n'avez aucune morale." (...) Plus tard, ils nous ont raconté succinctement ce qui s'était passé. La santé de Luis Eladio s'était dégradée pendant leur fuite, puis ils avaient terminé le peu de nourriture qu'ils avaient pu emporter. Ils se sont dit que, s'ils voyaient un pêcheur, ils lui demanderaient de l'aide. C'est alors qu'ils avaient vu une barque. Mais, en s'approchant, ils s'étaient rendu compte que c'étaient des guérilleros. Ceux-ci leur avaient dit : "Montez, fils de pute" et les avaient ramenés au camp. Ces quelques jours avaient causé chez Lucho et Ingrid un épuisement physique impressionnant ; ils sont revenus totalement usés, maigres, émaciés."

Mairie d'Arés

Une nouvelle commune vient d'accepter de participer aux opérations de soutien du comité de soutien "agir pour Ingrid", c'est la ville d'Arès.
Un grand merci à M Jean-Guy Perrière pour son soutien.

21 janvier 2008

Affiches et pétition.

Les portraits d'Ingrid BETANCOURT seront en mairie de Lège Cap-Ferret certainement le 23 janvier. Je tiens à remercier son maire M SAMMARCELLI pour son sympathique accord pour cet action.

La ville de La Teste de Buch a aussi donné son accord pour l'affichage et la pétition je vais remettre le plus rapidement possible les documents et portrait.

Je souhaite organiser un événement symbolique dans cette ville assez rapidement en accord avec la municipalité.

Un grand merci donc à M. ACOT MIRANDE maire de La Teste et M. MOGA premier adjoint pour la rapidité de leur décision, un grand grand remerciement à mme Marie-Christine Darmian pour son soutien immense et réconfortant.

Je voudrai transmettre aussi aux habitants du bassin d'Arcachon un peu de mon énergie pour qu'ils puissent me rejoindre dans ce combat qui je le crois est d'une trés grande noblesse de vous dire d'Ingrid BETANCOURT se nourrit de vos lettres, de vos actions pour survivre malgés la maladie, le mépris, la torture, et la haine de ses geoliers.



Le président colombien Alvaro Uribe a défendu lundi devant son homologue français Nicolas Sarkozy ses propositions pour la libération des otages de la guérilla des Farc, dans une contre-offensive diplomatique face au président vénézuélien Hugo Chavez.
M. Uribe a entamé dimanche à Paris une tournée européenne qui le mènera en Espagne, en Suisse et à Bruxelles afin de souligner "les efforts" de son pays en faveur de la libération des otages, parmi lesquels la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, une priorité de M. Sarkozy.
Mais il a, dans le même temps, réaffirmé son objectif "d'écraser" la guérilla marxiste des Farc, juste avant d'être reçu à la présidence et deux mois après une visite de M. Chavez à Paris.
M. Uribe a notamment demandé l'appui de M. Sarkozy après avoir relancé une médiation de l'Eglise catholique avec la participation d'émissaires venant de France, d'Espagne et de Suisse.
Cette médiation vise à parvenir à un échange entre 43 otages dits "politiques", dont Ingrid Betancourt - ex-candidate à la présidentielle colombienne - et 500 guérilleros emprisonnés.
M. Sarkozy a apporté un soutien conditionnel à cette proposition, estimant qu'elle pouvait être "utile" si elle dispose de "garanties d'indépendance et de marges de discussion indispensables à son succès", a souligné la présidence.
Le président français a également "encouragé" Alvaro Uribe "à n'exclure aucun concours utile pour permettre en particulier la libération sans délai des otages", selon le porte-parole de l'Elysée David Martinon.
Hugo Chavez, qui vient d'arracher aux Farc la libération de deux otages, est considéré comme un acteur majeur par Paris pour aboutir à la libération de Mme Betancourt, détenue depuis près de six ans et récemment apparue à bout de forces.
M. Chavez accuse le président colombien, qui a mis fin en novembre à une médiation confiée à son homologue vénézuélien, de ne vouloir que "la guerre".
Les relations entre Caracas et Bogota traversent une grave crise après la décision de M. Chavez - qui qualifie M. Uribe de "pion des Américains" et de "lâche" - de reconnaître aux Farc le statut de belligérants et de demander à l'Union européenne de les rayer de la liste des organisations terroristes.
M. Sarkozy est resté prudent sur ce point. Il a répondu à M. Uribe "que la France demeurait solidaire des positions de l'Union européenne (...)". Pour Paris, les Farc doivent d'abord libérer leurs centaines d'otages avant tout changement d'attitude des Européens.
M. Uribe a qualifié de "très confiant, très sincère, très constructif" son entretien avec M. Sarkozy, le remerciant pour son soutien dans son combat "contre le terrorisme".
Partisan de la manière forte vis-à-vis de la guérilla, M. Uribe avait auparavant réaffirmé à la radio Europe 1 que sa priorité était de libérer les otages mais aussi "d'écraser les terroristes".
Le groupe des Farc "nous sommes en train de le vaincre (...) et il faut que la France le comprenne", a-t-il dit.
Il s'est toutefois dit prêt à négocier avec la guérilla si elle montre sa "bonne foi", ajoutant que jusqu'ici cela n'avait pas été le cas.
M. Uribe a défendu dimanche auprès du fils d'Ingrid Betancourt et de son père, Lorenzo et Fabrice Delloye, qu'il recevait pour la première fois depuis 2002, sa proposition de médiation de l'Eglise catholique.
"C'est la première fois que j'entends qu'il veut un dialogue mais je ne serai optimiste que lorsque les Farc auront accepté une zone de rencontre" pour instaurer un dialogue entre le chef de Farc Manuel Marulanda et M. Uribe, a expliqué à l'AFP Lorenzo Delloye.
Plus circonspecte, la Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt (Ficib) a estimé que M. Uribe était venu faire "une propagande anti-Farc en Europe".

20 janvier 2008


Le président colombien Alvaro Uribe a entamé dimanche une tournée européenne en France, en Espagne et en Suisse, deux jours après avoir rétabli la médiation de ces trois pays pour obtenir la libération de 43 otages des Farc, dont la franco-colombienne Ingrid Betancourt.Selon la présidence française, M. Uribe qui se rendra également à Bruxelles, sera reçu lundi en fin de matinée à Paris par son homologue Nicolas Sarkozy qui a fait de la libération d'Ingrid Betancourt une priorité de son action diplomatique.M. Uribe devait recevoir dimanche en fin d'après-midi à l'ambassade de son pays à Paris un comité de soutien à Ingrid Betancourt, ex-candidate à la présidence colombienne, enlevée le 22 février 2002 avec sa directrice de campagne Clara Rojas. Mme Rojas a été libérée le 10 janvier par les Farc (Forces armées révolutionnaires colombiennes), première guérilla colombienne avec 17.000 hommes.L'ex-otage sera présente à Madrid mardi et mercredi lorsqu'y arrivera le président colombien. Elle doit assister au IVe congrès international des victimes du terrorisme, ont indiqué samedi plusieurs médias espagnols.Lorenzo Delloye-Betancourt, fils de l'otage, Fabrice Delloye, ex-mari et père des enfants d'Ingrid Betancourt, et Hervé Marro, porte-parole du Comité de soutien, composeront la délégation devant être reçue dimanche par M. Uribe.Le président colombien "arrive dans un pays où la mobilisation est extrêmement importante pour Ingrid Betancourt et les autres otages", a observé Hervé Marro dans une déclaration à l'AFP, avant de se rendre au rendez-vous.Le comité devait présenter à M. Uribe les termes d'un "compromis" qui lui semble "indispensable" pour parvenir à un "accord humanitaire" entre les Farc et le gouvernement de M. Uribe."Alvaro Uribe refuse de démilitariser une zone au nom de la sécurité de son peuple. Les Farc, eux, ont pour demande absolue de négocier sur le territoire de Pradera et Florida" (deux localités du sud-ouest de la Colombie), relève M. Marro."Nous leur proposons donc de négocier dans les zones rurales de Pradera et Florida, sans démilitariser la zone mais avec une force d'interposition internationale, qui garantirait la sécurité et la sérénité des deux parties comme du lieu", a-t-il ajouté.Le comité souhaite par ailleurs que M. Uribe évite de transformer sa tournée en opération de "diabolisation" des Farc que le président vénézuélien Hugo Chavez souhaite voir retirées de la liste internationale des organisations terroristes.Signe de ce soupçon, le président colombien, accusé par M. Chavez d'être "obsédé par une victoire militaire" sur les Farc, a critiqué samedi la position de l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International qui ne reconnaît pas la guérilla comme groupe terroriste.De son côté, la Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB) a indiqué samedi avoir demandé à M. Sarkozy d'affirmer à M. Uribe l'opposition de Paris à toute opération militaire susceptible de mettre en danger la vie des otages ou constituant un obstacle à une éventuelle tentative de libération.Juste avant d'entreprendre sa tournée européenne, M. Uribe a annoncé samedi qu'il avait rétabli la médiation de la France, de l'Espagne et de la Suisse pour obtenir la libération de 43 otages de la guérilla des Farc, première guérilla du pays avec 17.000 hommes.

Selon le président colombien, cette décision vise à obtenir le soutien des trois pays européens au rôle de médiateur de l'Eglise catholique colombienne dans le cadre d'un échange entre 500 guérilleros prisonniers contre les 43 otages.La France, la Suisse et l'Espagne ont déjà participé à des initiatives conjointes pour un dialogue entre les Farc et le gouvernement de M. Uribe, en vue d'échanger des otages contre des guérilleros détenus.L'ex-otage colombienne Consuelo Gonzalez, libérée le 10 décembre en même temps que Clara Rojas, a souligné dimanche dans un entretien au journal espagnol El Pais que la libération des otages était devenue "une course conte la montre"."Le président (colombien, ndlr) s'est engagé à travailler intensément pour un accord humanitaire" déclare-t-elle au quotidien après s'être longuement entretenue avec Alvaro Uribe à l'issue de sa libération."Je lui ai dit que c'est une course contre la montre, contre la mort. La situation est tellement difficile que si nous ne faisons pas quelque-chose rapidement, ils (les otages, ndlr) pourront difficilement résister" indique encore Mme Gonzalez.

Pétition et affichage à Gujan-Mestras


Mme DES ESGAULX a accepté l'affichage des portraits d'Ingrid BETANCOURT et la mise à disposition des habitants de sa commune la pétition. Un article est paru dans le journal Sud-ouest le samedi 19 janvier.
Le maire de Lège Cap-Ferret et président du Syndicat Intercommunal du Bassin d'Arcachon, M SAMMARCELLI accepte aussi l'affichage et la pétition. Les portraits devraient être en mairie le 23 janvier.
Les prochaines demandes concerneront les villes d'Arcachon et La teste de Buch. La demande auprès de M Foulon maire d'Arcachon et M ACOT MIRANDE maire de la Teste devrait se faire lundi 21 janvier.
En fin de semaine, l'ensemble des dix communes du bassin
devrait être contactées.