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Merci aux membres du comité Arnaud, Hervé, Camille ,Sophie, Fanny, Christophe, ma grande amie Laurence et Marion (et tous les autres membres d'Agir Pour Ingrid).

Un gros merci à mes collègues d'Arcachon.
Ma très patiente et sensible directrice Sabine, mes adorables collègues Audrey et Sandra et ma petite Soeur Christelle et à l'ensemble du personnel du SIBA ainsi qu'aux élus du Bassin d'Arcachon et de Gironde.

Et aussi merci de vous avoir croisé vos chemins (spirituellement) Fabrice, Mélanie et Lorenzo et mon plus profond respect à vous Ingrid Betancourt. Nous devons continuer, vivre c’est s’engager

Encore un grand merci pour Sabine, Christelle et laurence, sans ma "maman", ma "petite soeur" et ma "jumelle" je n'aurais pas pu faire cela, vous m'avez donner un équilibre et vous m'avez rattraper quand j'ai perdu le cap, sans vous je n'aurais pas pu me relever aussi rapidement, ce comité m'a permis de faire de très belle rencontre de voir de belle personne.

Dans chacune de vous je retrouve de la dignité, du courage et la determination, les valeurs d'une certaine personne...

Merci Sabine, j'attends tes récits...
Merci Christelle, je reçois ta gentillesse...
Merci Laurence, je t'attends...

bonne route à tous, ce fut un beau moment...

Mais nous avons un nouveau combat

31 mars 2008


Les villageois qui ont vu Ingrid Betancourt

Des informations très alarmantes sur l'état de santé de l'otage franco-colombienne circulent dans la presse. Elle aurait été soignée fin février au dispensaire d'El Capricho, un petit village du Guaviare, au sud du pays.
Les rares personnes à avoir vu Ingrid Betancourt à El Capricho auraient sans doute préféré être aveugles et muettes. En butte à la fois aux menaces des FARC et aux questions pressantes de l'armée, elles ont dû s'exiler à San José del Guaviare [à 400 km au sud de Bogota], ville située à une heure et demie de leur village. El Tiempo a eu accès au témoignage d'une personne qui a aidé l'un de ses amis à fuir après que celui-ci avait eu la malchance d'assister au passage fantasmagorique de l'ancienne candidate à la présidence de la République colombienne. Ingrid Betancourt flottait dans un imperméable vert trop grand pour elle, qui la couvrait des pieds à la tête. Elle avait beau être très amaigrie, avoir le teint jaunâtre, il était impossible de ne pas la reconnaître après l'avoir vue tant de fois à la télévision. "C'est Ingrid", s'est dit en lui-même ce témoin involontaire, tout en gardant le silence, comme les gens ont appris à le faire dans les villages du Guaviare depuis que la guerre a commencé à leur apporter leur lot de blessés, modestes paysans ou chefs de la guérilla. Comme il l'a avoué ensuite à son ami de San José, cet homme a eu du mal à contenir son angoisse quand il l'a vue parcourir l'étroit couloir du dispensaire flanquée de deux guérilleros des FARC qui la soutenaient pour éviter qu'elle ne s'évanouisse. Ingrid se taisait elle aussi. "Presque à bout de souffle", elle obéissait aux instructions du personnel médical. Elle a fait oui de la tête lorsqu'on lui a demandé si elle avait mal au ventre. Elle est ainsi restée deux heures allongée sur un brancard, où on lui a fait plusieurs piqûres. Pendant ce temps, trois guérilleros étaient postés devant le centre de soins. D'après le témoin en fuite, le médecin a demandé aux guérilleros que la patiente soit transférée immédiatement à l'hôpital de San José del Guaviare. Ils ont refusé : tout ce qu'ils voulaient, c'est que l'état de la patiente soit stabilisé afin de pouvoir l'emmener dans un endroit où ils s'occupaient eux-mêmes des malades. Selon ceux qui ont eu accès au dossier médical, le pronostic était réservé. Outre son hépatite B, Ingrid souffrirait de leishmaniose et de paludisme. Le 21 février, une fois la patiente réhydratée, les guérilleros ont repris le chemin de la forêt. La tension est alors montée : qu'allait-elle devenir ? A La Carpa, un autre village des environs de San José, des rumeurs ont commencé à circuler, selon lesquelles Ingrid Betancourt aurait été vue très mal en point. L'inquiétude a atteint son comble dans ces villages quand l'armée est arrivée pour interroger tout le monde sur ce qu'à peine quelques-uns avaient vu. Aujourd'hui, El Capricho est militarisé, et une plainte a été déposée auprès de la direction des services de santé du chef-lieu du département [San José del Guaviare] pour "infraction au code de déontologie" en raison de la présence d'hommes armés. Le 17 mars, on apprenait que le médecin démissionnait et que l'infirmière auxiliaire et l'ambulancier demandaient leur mutation. Lorsque le médiateur Vólmar Pérez a déclaré [le jeudi 27 mars] à tout le pays [à la radio] qu'à la lumière de plusieurs témoignages concordants il pouvait affirmer qu'Ingrid était "très gravement malade", cela faisait déjà longtemps que le Guaviare était sur des charbons ardents. [Ce même 27 mars, le gouvernement colombien proposait aux FARC de libérer un nombre important de guérilleros en échange de la libération d'Ingrid Betancourt.]

30 mars 2008

Les conditions pour libérer Ingrid Betancourt progressent,

Les conditions de la libération d'Ingrid Betancourt, otage de la guérilla colombienne depuis 2002, sont progressivement remplies, a déclaré dimanche François Fillon, qui souligne que la France est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour la faciliter.
"La France redouble d'efforts pour essayer d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, notamment parce que sa situation de santé est de plus en plus difficile", a dit le Premier ministre dans le cadre du journal de 20 heures de TF1.
"On a des moyens techniques en permanence pour permettre de répondre à toutes les situations", a-t-il dit à propos de l'appareil de la République française, un Falcon 900, qui s'était positionné en Guyane avant de regagner la métropole dimanche.
"Le président (colombien Alvaro) Uribe a fait une offre très importante aux Farc puisqu'il a proposé de libérer un grand nombre de prisonniers politiques en échange de la libération d'Ingrid Betancourt. On sent que progressivement toutes les conditions sont remplies pour cette libération. Pour autant, nous n'en savons pas plus ce soir", a-t-il poursuivi.
"La France est prête à faire tout ce qui sera nécessaire pour permettre la libération d'Ingrid Betancourt, et l'accueil des militants des Farc (qui se seront démobilisés, NDLR) fait partie de cet effort", a réaffirmé François Fillon.

La France prête à accueillir des membres des Farc

PARIS -AFP / 30 mars 2008 20h51
La France est prête à accueillir des "membres des Farc" pour aider à obtenir la libération de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, retenue en otage depuis six ans par la guérilla colombienne, a affirmé dimanche le Premier ministre français François Fillon.
"La France est prête à faire tout ce qui sera nécessaire pour permettre la libération d'Ingrid Betancourt, et l'accueil des militants des Farc fait partie de cet effort", a déclaré M. Fillon à la chaîne française de télévison TF1, en insistant sur l'état de santé "de plus en plus difficile" de Mme Betancourt.
Commentant la présence d'un avion médicalisé français pendant le week-end en Guyane, département français sur le continent sud-américain, M. Fillon a souligné que la France disposait de "moyens techniques en permanence pour permettre de répondre à toutes les situations".
"La France redouble d'efforts pour essayer d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt. On sent que progressivement toutes les conditions sont remplies pour cette libération. Pour autant, nous n'en savons pas plus ce soir", a ajouté M. Fillon.
Il a souligné que le président colombien Alvaro Uribe avait "fait une offre très importante aux Farc puisqu'il a proposé de libérer un grand nombre de prisonniers politiques (ndlr: des guérilleros des Farc emprisonnés) en échange de la libération d'Ingrid Betancourt".
François Fillon avait affirmé dès le 19 décembre 2007 que la France était prête à accueillir des guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui seraient libérés en échange des otages de cette guérilla

Entre haine et espoir

Fabrice Delloye, l'ex-mari et père des deux enfants d'Ingrid Betancourt, a expliqué craindre que la proposition de Bogota de libérer des guérilleros détenus si les FARC relâchent des otages ne soit liée au fait que les autorités aient eu connaissance d'informations laissant penser que la Franco-colombienne est déjà morte.
Jeudi soir, le Haut commissaire à la paix colombien Luis Carlos Restrepo avec dit que Bogota était prêt à libérer des guérilleros prisonniers si les FARC relâchaient d'abord de nouveaux otages, dont Ingrid Betancourt.
"Nous demandions un accord humanitaire, des gestes humanitaires du président Uribe, et il ne s'est rien passé de tout ce temps. Et là, ces deux trois derniers jours, il y a (l'annonce de Luis Carlos Restrepo), il est donc évident que l'armée colombienne, le gouvernement colombien, ont des nouvelles ou ont intercepté des communications des FARC", a-t-il déclaré sur les ondes de Radio Caracol.
A la question de savoir s'il pensait que cette annonce signifie que Bogota pourrait avoir des informations selon lesquelles Ingrid Betancourt est morte, il a répondu: "c'est vrai, je le crains, ça me préoccupe".
"Nous savons tous que l'état de santé d'Ingrid est plus que préoccupant", a ajouté Fabrice Delloye. Elle "a besoin d'une assistance médicale immédiate que les FARC ne peuvent lui fournir dans la jungle".
"Personne n'obtiendra rien de la mort d'Ingrid. Les FARC vont tout perdre. Mais le président Uribe perdra aussi beaucoup de la mort d'Ingrid", a-t-il ajouté

Paris envoie un avion en Guyane, les tractations s'accélèrent

PARIS (AFP) - 17 h 09

La France a annoncé dimanche avoir envoyé en Guyane un avion médicalisé prêt à intervenir en cas de libération d'Ingrid Betancourt, alors que les tractations s'accélèrent autour du sort de l'otage franco-colombienne, au plus mal selon plusieurs témoignages.Un avion de l'armée française, un Falcon 900, s'est posé dans la nuit de vendredi à samedi à l'aéroport international Rochambeau à Matoury, près de Cayenne, avant de se garer sur la base militaire jouxtant l'aéroport, selon des sources aéroportuaires."Des informations concernant l'état de santé d'Ingrid Betancourt ainsi que des déclarations faisant état de possibles tractations à propos de sa libération ont amené le président (Nicolas Sarkozy) à décider, à titre de précaution" l'envoi d'un avion médicalisé en Guyane, a indiqué dimanche la présidence.L'inquiétude sur le sort de l'ex-candidate à la présidentielle colombienne, 46 ans, séquestrée depuis six ans dans la jungle par la guérilla des Farc et qui souffre notamment d'une rechute d'hépatite B, a été relancée ces derniers jours par les déclarations alarmantes des autorités colombiennes sur son état de santé.L'avion est "prêt à intervenir à tout moment pour qu'elle puisse être acheminée au plus vite dans un centre hospitalier si elle était libérée", affirme la présidence française.Paris, qui joue un rôle clef de médiateur aux côtés d'autres pays dans la crise des otages en Colombie, observe la plus grande discrétion. Néanmoins, selon des sources proches du dossier, les tractations s'accélèrent afin d'obtenir sa libération.Si l'essentiel se joue en coulisses, les initiatives publiques se sont multipliées ces dernières semaines, avec notamment la présentation à Paris d'un "plan" élaboré par un ex-otage colombien et les récentes propositions de Bogota d'élargir des guérilleros emprisonnés contre la libération de Mme Betancourt.Elle fait partie des 39 otages dits "politiques" que les Farc, en lutte contre les autorités colombiennes depuis 1964, propose d'échanger contre 500 guérilleros emprisonnés.
Ingrid Betancourt, en novembre 2007 dans la jungle colombienne © AFP/Presidencia/ArchivesEn visite samedi dans la localité de San José del Guaviare (sud-est), la région où Mme Betancourt a été vue fin février, le président colombien Alvaro Uribe a appelé les guérilleros à la désertion. Il a affirmé avoir déjà "établi" avec la France que ceux qui livreraient des otages seraient protégés et pourraient "partir vivre à l'étranger"."Pour l'instant, aucune information concrète ne laisse espérer une libération imminente. C'est pourquoi nous en appelons à la bienveillance, la sérénité et la discrétion indispensables à la bonne gestion de ce dossier", a cependant souligné dimanche le comité de soutien à Ingrid Betancourt.Et la Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt, tout en se réjouissant de l'envoi d'un avion médicalisé, s'est aussi inquiétée des déclarations de M. Uribe."Nous demandons au président Uribe de rester extrêmement prudent dans ses déclarations", a affirmé à l'AFP le vice-président de la Ficib, Olivier Roubi.Il a appelé le président colombien à "ne rien faire qui puisse entraver des discussions en cours" et à "cesser toute action militaire" dans les zones où se trouvent les otages.M. Uribe avait ordonné samedi à l'armée "de localiser les preneurs d'otages", alors que les familles redoutent des sauvetages militaires qui conduirait à la mort des séquestrés.Ces signaux contradictoires ont conduit la famille de l'otage à dénoncer "l'incohérence" du gouvernement colombien "qui à la fois prône une solution négociée et intensifie l'activité militaire" contre les Farc. Elle a aussi averti la guérilla qu'elle sera considérée comme la "première responsable" si Ingrid Betancourt mourrait.

Un Falcon médicalisé envoyé en Guyane pour Ingrid Betancourt

PARIS (Reuters) - Un Falcon 900 de la République française se tient prêt depuis vendredi soir sur un aéroport près de Cayenne, en Guyane, en cas de dénouement dans les tractations sur la libération d'Ingrid Betancourt.
"Cet appareil se tient à disposition jusqu'à lundi", a-t-on précisé à l'Elysée.
A partir de lundi, un avion médicalisé mais basé cette fois en métropole se tiendra "prêt à tout moment" à la demande de Nicolas Sarkozy afin de parer à toute éventualité, a-t-on ajouté
.
"Des informations concernant l'état de santé d'Ingrid Betancourt ainsi que des déclarations faisant état de possibles tractations à propos de sa libération ont amené le président de la République à décider, à titre de précaution et pour qu'elle puisse recevoir aussitôt des soins appropriés et être acheminée au plus vite vers un centre hospitalier si elle était libérée, de pré-positionner un avion médicalisé en Guyane, prêt à intervenir à tout moment", avait auparavant indiqué le service de presse de l'Elysée.
L'appareil s'est posé "discrètement" dans la nuit de vendredi à samedi sur l'aéroport de Rochambeau et se trouve en "stand-by" dans une base militaire voisine.
L'Elysée avait précisé au Journal du dimanche ne pas avoir d'information sur l'imminence ou non d'un accord dans les discussions en vue de la libération de la Franco-colombienne retenue en otage par les Farc dans la jungle colombienne.
Les autorités colombiennes ont proposé jeudi de libérer sans délai plusieurs centaines de guérilleros en échange d'Ingrid Betancourt, otage depuis février 2002.
Elles ont par ailleurs confirmé que la sénatrice franco-colombienne, âgée de 46 ans, était gravement malade, atteinte du virus de l'hépatite B et souffrant de malnutrition.
Samedi, le président colombien Alvaro Uribe a déclaré que la France serait disposée à accueillir des guérilleros colombiens qui libéreraient des otages retenus par les Farc, dont Ingrid Betancourt.
Son ex-mari, Fabrice Delloye craint ainsi que l'otage franco-colombienne ne "soit en train de mourir, ou soit déjà morte".
"Je me demande si Bogota ne dispose pas d'informations que nous n'avons pas et s'ils ne sont pas en train d'ouvrir le parapluie" pour se couvrir, a-t-il dit samedi.

Un Falcon médicalisé envoyé en Guyane pour Ingrid Betancourt

Reuters - il y a 12H30 30 mars 2008 - Gérard Bon

Un Falcon 900 de la République française s'est posé tôt samedi sur un aéroport près de Cayenne, en Guyane, et se tient prêt en cas de dénouement dans les tractations sur la libération d'Ingrid Betancourt, a confirmé l'Elysée.
"Cet appareil est médicalisé", a précisé un porte-parole.
Selon le Journal du dimanche, qui a révélé l'information, l'appareil s'est posé "discrètement" sur l'aéroport de Rochambeau et se trouve en "stand-by" dans une base militaire voisine.
L'Elysée a confirmé au JDD avoir "pré-positionné" un appareil "au cas où ...", tout en précisant ne pas avoir d'information sur l'imminence ou non d'un accord dans les discussions en vue de la libération de la Franco-colombienne retenue en otage par les Farc dans la jungle colombienne.
Les autorités colombiennes ont proposé jeudi de libérer sans délai plusieurs centaines de guérilleros en échange d'Ingrid Betancourt, otage depuis février 2002.
Elles ont par ailleurs confirmé que la sénatrice franco-colombienne, âgée de 46 ans, était gravement malade, atteinte du virus de l'hépatite B et souffrant de malnutrition.
Samedi, le président colombien Alvaro Uribe a déclaré que la France serait disposée à accueillir des guérilleros colombiens qui libéreraient des otages retenus par les Farc, dont Ingrid Betancourt.

Un Falcon 900 français en Guyane dans l'hypothèse d'une prochaine libération d'Ingrid Betancourt, selon le "JDD"

Un Falcon 900 de la République française s'est posé vendredi soir en Guyane et se tient prêt à accueillir Ingrid Betancourt dans l'hypothèse où l'otage franco-colombienne serait libérée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), selon le "Journal du Dimanche".
L'appareil est arrivé vendredi à 21h20 locales (1h20 samedi heure de Paris) à l'aéroport de Rochambeau, près de Cayenne, précise le JDD. "Nous n'avons pas d'informations sur un dénouement imminent ou non, mais nous voulons mettre toutes les chances de notre côté", a indiqué l'Elysée, selon le journal.
Contactée par l'Associated Press, la DICOD (Direction de la communication de la Défense, ex-SIRPA) a simplement confirmé qu'"un avion français est allé se prépositionner en Guyane" et n'a fourni aucun autre détail.
Cette précaution fait suite à la proposition du président colombien Alvaro Uribe jeudi de libérer des guérilleros des FARC si la guérilla colombienne acceptait de relâcher Ingrid Betancourt dont la santé serait des plus précaires.

29 mars 2008

L'ex-mari d'Ingrid Betancourt craint qu'"elle soit déjà morte"

Après les déclarations des autorité colombiennes sur la santé "extrêmement fragile" de l'otage franco-colombienne", Fabrice Delloye se demande si Bogota ne dispose pas "d'informations que nous n'avons pas et s'ils ne sont pas en train d'ouvrir le parapluie"
Ingrid Betancourt (Reuters)
L'ex-mari d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, a déclaré samedi 29 mars, craindre que l'otage franco-colombienne "soit en train de mourir, ou soit déjà morte", après des déclarations alarmistes de Bogota sur son état de santé."J'ai peur qu'Ingrid Betancourt soit en train de mourir ou soit déjà morte. Ce qui m'angoisse le plus, c'est la déclaration du gouvernement colombien, je me demande s'ils ne disposent pas d'informations que nous n'avons pas et s'ils ne sont pas en train d'ouvrir le parapluie", a dit Fabrice Delloye."Une ouverture"Le gouvernement colombien a affirmé jeudi soir que si Ingrid Betancourt, qui souffre d'une hépatite B récurrente, était libérée, il était prêt à un accord humanitaire et à "réduire au minimum" ses exigences pour relâcher des guérilleros des Farc."Nous voulons interpréter les déclarations de Bogota comme une ouverture", a déclaré Olivier Roubi le vice-président de la FICIB (Fédération internationale des comités de soutien à Ingrid Betancourt) espérant que le président colombien Alvaro Uribe "ne ferait rien pour contrer certaines initiatives en cours" pour la libération de l'otage. Il a notamment fait référence au plan récemment présenté à Paris par l'ex-otage et ancien sénateur Luis Eladio Perez, où la France joue un rôle "crucial", notamment pour l'échange de prisonniers.Ingrid Betancourt est très maladeLa santé d'Ingrid Betancourt, prisonnière de la guérilla colombienne depuis six ans, est "extrêmement fragile", a estimé vendredi une source officielle colombienne."Selon des informations de la police, de l'armée et du ministère de la Défense, nous avons établi qu'Ingrid Betancourt est très malade et que son état de santé est extrêmement fragile", a indiqué cette source à l'AFP.

Communication du haut commissaire pour la Paix colombien, Luis Carlos Restrepo, le 27 mars 2008

Le point.fr - 29 mars 2008
Traduction et adaptation par Cyriel Martin

"Depuis que nous avons eu connaissance des preuves de vie de Mme Ingrid Betancourt, à la fin de l'année dernière, nous sommes très préoccupés par son état de santé.
Les informations qui nous ont été transmises par le docteur Luis Eladio Pérez, et les rumeurs qui ont circulé les jours derniers, confirmées aujourd'hui pleinement par le Défenseur du peuple Volmar Perez, ne laissent plus aucun doute quant à l'état de santé délicat de Mme Ingrid Betancourt.
Par conséquent, le gouvernement s'est uni aux appels nationaux et internationaux pour que sa vie soit sauvée. Nous ne pouvons pas prendre de risque, il n'y a plus de temps à perdre.
Pour ces raisons, après plusieurs réunions, le président de la République vient de signer un décret réglementaire, qui nous permet de mettre en oeuvre un mécanisme exceptionnel et immédiat pour l'accord humanitaire. La seule condition requise pour que se réalise l'accord humanitaire est la libération des prisonniers.
Il suffit que le groupe armé [les Farc] libère les otages, et le gouvernement sollicitera de manière immédiate auprès des autorités judiciaires compétentes la suspension conditionnelle de leur peine [...] Le nombre de guérilleros concernés sera convenu ultérieurement.
Je vais lire la partie résolutive du décret qui entre en vigueur à partir de cet instant.
Décret numéro 888 du 27 mars 2008 Article premier : par effet du présent décret, un accord humanitaire aura lieu dès que le groupe armé en marge de la loi libérera la ou les personnes qu'il retient en otage (s).
Article second : le président de la République ou son délégué, le haut commissaire pour la Paix, enverra aux autorités compétentes les noms des guérilleros emprisonnés, dont le nombre aura été convenu, pour solliciter la suspension conditionnelle de leur peine [...] Un article final dit expressément qu'il est de l'intérêt supérieur de la paix que toutes les procédures liées à ce décret soient traitées en priorité.
Je crois alors que de cette manière est établi le support juridique pour un accord humanitaire, et que nous avons réduit au maximum les exigences.
Il suffit, simplement, que Mme Ingrid Betancourt soit libérée de manière immédiate pour que nous considérions que l'accord humanitaire est effectif et que nous puissions mettre en oeuvre les suspensions de peine [...]
Notre intérêt, évidemment, en premier lieu, est la santé de Mme Ingrid Betancourt. Mais nous croyons que ce mécanisme permet également, de manière immédiate, la libération des autres otages en mauvais état de santé, et, en général, de la totalité des otages que les Farc ont en leur pouvoir.
Nous espérons donc que désormais la libération de Mme Ingrid Betancourt se concrétise et soit le plus rapide possible [...]"

Betancourt : Bogotá veut un échange-express

Michel TAILLE - samedi 29 mars 2008 - ouest France
L'otage franco-colombienne serait en très mauvaise santé. Le gouvernement colombien demande aux Farc de la relâcher contre la libération de guérilleros.
L'état de santé d'Ingrid Betancourt « préoccupe » le pouvoir colombien. C'est ce qui aurait motivé Bogotá à proposer, jeudi soir, un échange de prisonniers simplifié aux ravisseurs des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Le Haut-Commissaire à la Paix Luis Carlos Restrepo a présenté un décret autorisant la libé- ration de guérilleros détenus par l'État, aussitôt après la libération d'un ou plusieurs otages. Celle, « immédiate, d'Ingrid Betancourt serait suffisante ».
Soignée dans des dispensaires ?
Des nouvelles alarmantes étaient parvenues en matinée sur son sort. Selon Vólmar Pérez, médiateur pour les droits de l'homme, Ingrid Betancourt aurait été vue dans des dispensaires du Guaviare, courant février, affectée par une hépatite et une maladie de peau. Un prêtre de cette région de jungle a précisé, hier, que 200 à 300 guérilleros ont alors encerclé un centre de santé pour y soigner une femme qui avait « perdu l'envie de vivre ».
L'information inquiète les proches de l'ex-sénatrice, qui accueillent la proposition du pouvoir avec circonspection. Son ex-mari, Fabrice Delloye, craignait, hier, une manoeuvre du gouvernement pour se laver les mains en cas de décès de l'otage.
Depuis la mort de leur porte-parole Raul Reyes, tué par l'armée colombienne le 1er mars, les Farc restent muettes sur le sort de leurs captifs. Le président vénézuélien Hugo Chavez, qui a obtenu six libérations depuis janvier, dit avoir perdu tout contact.
En théorie, les Farc exigent toujours que l'armée retire ses troupes d'un territoire de 780 km2, pour y négocier la libération de leur quarantaine d'otages politiques et militaires. Le décret de jeudi soir est loin de ce scénario. Il ne dit pas si les Farc pourront choisir les guérilleros libérés, et prévoit pour certains d'entre eux, non un élargissement, mais une simple « peine alternative ».

28 mars 2008

Le président colombien appelle les Farc à libérer Ingrid Betancourt

BOGOTA, 28 mars 2008 (AFP)
Le président de la Colombie, Alvaro Uribe, a appelé vendredi les Farc à libérer Ingrid Betancourt, suite à l’offre de son gouvernement de relâcher des guérilleros en échange de cet otage.
"J’appelle aujourd’hui ceux qui retiennent madame Ingrid Betancourt et les autres otages à la libérer. Qu’ils apportent cette grande contribution au pays et répondent à ce cris du coeur des Colombiens", a lancé M. Uribe. Le président colombien a rappelé, au cours d’un discours public, que les autorités offraient aux guérilleros repentis des mesures de clémence, ainsi qu’une récompense financière. Cette déclaration intervient alors que se multiplient les informations alarmantes concernant l’état de santé de l’ancienne candidate à la présidence, qui possède aussi la nationalité française. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) réclament la libération de quelque 500 guérilleros en échange de celle d’un groupe de 39 otages, dont Ingrid Betancourt, séquestrée depuis février 2002.

Il faut "s'acharner" pour faire libérer Ingrid Betancourt (Kouchner)

BRDO PRI KRANJU (Slovénie), 28 mars 2008 (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, espérant que les "mauvaises nouvelles" sur la santé d’Ingrid Betancourt étaient fausses, a appelé vendredi à "s’acharner" pour faire libérer l’otage de la guérilla colombienne des Farc.
L’offre du gouvernement colombien de faciliter la libération de guérilleros emprisonnés, si Ingrid Betancourt était relâchée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), est "très importante" et ce "n’est pas la dernière chance", a-t-il déclaré. "Nous allons voir. En ce moment, il y a un bruit de fonds et des rapports d’initiative qui sont convergents, donc il faut s’acharner, c’est essentiel car les nouvelles sur l’état de santé d’Ingrid Betancourt sont des mauvaises nouvelles", a-t-il continué lors d’une conférence de presse en marge d’une réunion avec ses homologues européens à Brdo pri Kranju (Slovénie). "Nous allons nous acharner jusqu’à la libération des otages", a encore martelé le ministre. L’inquiétude autour du sort d’Ingrid Betancourt a été relancée cette semaine par les déclarations d’un fonctionnaire colombien, selon qui l’otage souffre d’hépatite et se trouve dans un état de santé "très délicat". Un prêtre catholique a confirmé vendredi qu’elle avait été soignée dans un poste médical rural, entourée d’un "cordon de sécurité" formé par plus de 200 guérilleros, dans la région de Guaviare (sud-est). Ces nouvelles "sont-elles crédibles’ J’espère que non, j’espère qu’elles ne sont pas médicalement justes. J’espère que ça ne s’aggrave pas", a ajouté vendredi M. Kouchner. "Je ne sais pas si la maladie dont elle souffre est réelle, je ne sais pas si elle est épuisée comme on le dit, mais c’est une urgence humanitaire, une urgence humaine, et une urgence politique", a-t-il ajouté.

La Colombie propose un échange aux Farc pour libérer Ingrid Betancourt

La Colombie propose de libérer sans délai plusieurs centaines de guérilleros en échange de la libération d'Ingrid Betancourt, selon un décret signé jeudi soir par le président Alvaro Uribe.
"Les bases juridiques d'un échange humanitaire sont jetées et nous avons réduit autant que possible les exigences", a déclaré Luis Carlos Restrepo, haut commissaire colombien à la paix. "Le gouvernement s'est joint à l'appel national et international pour sauver Ingrid Betancourt. Nous ne pouvons pas courir de risques dans cette affaire et il n'y a plus de temps à perdre."
Le médiateur colombien des droits de l'homme a confirmé jeudi que la sénatrice franco-colombienne était gravement malade, atteinte du virus de l'hépatite B et souffrant de malnutrition.

24 mars 2008

FARC: un ex-otage veut soumettre un plan de libération des otages à Washington

Nouvel obs - 24 mars
L'ancien sénateur colombien Luis Eladio Pérez, ex-otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), va solliciter une rencontre avec le gouvernement américain dans le cadre du plan de libération des otages de la guérilla marxiste souhaité par le président français Nicolas Sarkozy.
L'épouse de l'ex-parlementaire colombien, Angela de Pérez, a déclaré dimanche au journal télévisé de la chaîne RCN que "l'entrevue avec le gouvernement américain est en train d'être négociée via l'ambassade des Etats-Unis. Nous attendons seulement que Monsieur l'ambassadeur nous dise quel va être le calendrier", a-t-elle dit.
Resté prisonnier des FARC, dans la jungle, pendant six ans, Pérez a élaboré un plan de libération des otages qu'il a soumis à Nicolas Sarkozy. Celui-ci a multiplié les appels aux FARC pour obtenir notamment la libération de la Franco-Colombienne Ingrid Bétancourt aux mains de la guérilla colombienne depuis plus de six ans et que l'on dit en très mauvaise santé.
Trois Américains, Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell comptent également parmi les otages des FARC depuis le 13 février 2003, jour où leur avion s'est écrasé dans la jungle. Ces trois ressortissants américains sont importants pour les FARC car ils pourraient servir de monnaie d'échange pour obtenir la libération de deux guérilleros des FARC qui ont été jugés aux Etats-Unis et purgent aujourd'hui des peines de prison dans des geôles américaines.
Entre autres points, le plan de M. Pérez prévoit d'accorder un statut politique aux FARC, de procéder à un échange direct guérilleros contre otages à la demande de la France, en Martinique ou en Guyane française, et de retirer les FARC de la; liste des organisations terroristes de l'Union européenne.
Pérez et trois autres de ses compagnons d'infortune ont été remis par les FARC au ministre de l'Intérieur du Venezuela le 27 février dernier. Ramon Rodriguez Garcia les a ensuite conduits à Caracas en hélicoptère.
L'ex-parlementaire s'est engagé à lutter pour la libération des autres otages des FARC et il semble persuadé que Sarkozy est une pièce maîtresse dans la réussite d'un accord humanitaire

23 mars 2008

Les relations entre l'Équateur et la Colombie pourraient empirer

La Presse canadienne - 22 mars
QUITO, Equateur — Le président de l'Equateur Rafael Correa a menacé samedi la Colombie d'une nouvelle "offensive diplomatique" si la mort du citoyen équatorien Franklin Aizalia lors de l'attaque d'un campement des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) sur le sol équatorien au début du mois, était confirmée, ce qui viendrait contrarier la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays après la crise déclenchée par l'incident du 1er mars.
"Il reste beaucoup de choses à faire", a déclaré Correa lors de son programme radiophonique samedi, en allusion aux allégations des parents d'Aizalia selon lesquelles un cadavre initialement identifié comme étant celui du guérillero Julian Conrado serait en fait celui de leur fils, un serrurier porté disparu depuis plus de trois semaines.
Les membres de la famille du disparu fondent leur version des faits sur des photographies parues dans la presse. Ils se rendront lundi en Colombie pour identifier le corps.
S'il s'avère qu'ils ont raison, il s'agirait de "l'assassinat d'un Equatorien sur le sol équatorien par des forces étrangères", ce qui, a estimé Rafael Correa, serait "extrêmement grave".
"Dans ce cas, alors oui, nous entamerons une offensive diplomatique très forte parce que nous ne laisserons pas cet assassinat impuni", a-t-il ajouté.
Correa a appelé l'Organisation des Etats américains (OEA) à "agir avec fermeté" si l'identification du corps se révèle concluante.
L'attaque de l'armée colombienne en territoire équatorien le 1er mars dernier avait fait 26 morts, dont quatre étudiants mexicains et un soldat colombien. Trois femmes avaient par ailleurs été blessées dans l'opération. Elles sont toujours hospitalisées à l'Hôpital militaire de Quito.
Cette attaque dans laquelle a été tué le n2 des FARC Raul Reyes, avait déclenché une crise diplomatique sans précédent entre la Colombie, l'Equateur et le Venezuela.

Ingrid Betancourt pourrait être libérée en territoire français

TeleSUR _ 22/03/08
L'ex candidate à la présidentielle colombienne Ingrid Betancourt, également de nationalité française, pourrait être libérée en France, comme l'informe ce samedi à radio Caracol de Bogota, qui cite un article du journal argentin Clarín.
Selon Caracol, cette proposition a été porté au président français Nicolás Sarkozy, par l'ex sénateur Luis Eladio Pérez, qui avance un plan pour concrétiser l'échange humanitaire en Colombie.
Ce plan d'échange se produirait en Guyane française ou en Martinique, deux territoires français de l'outre-mer, et est déjà en connaissance des FARC.
Dans ce processus d'échange, le président Sarkozy est disposé à donner un traitement « différent » aux FARC, ajoute le rapport, qui ne spécifie pas s'il s'agit d'accorder le statut de belligérance à la guérilla.
Cette semaine l'ex sénateur Luis Eladio Pérez, discutera de cette proposition avec les présidents du Vénézuéla, Hugo Chavez, et de la Colombie, Álvaro Uribe, pour conclure les derniers détails.