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Merci aux membres du comité Arnaud, Hervé, Camille ,Sophie, Fanny, Christophe, ma grande amie Laurence et Marion (et tous les autres membres d'Agir Pour Ingrid).

Un gros merci à mes collègues d'Arcachon.
Ma très patiente et sensible directrice Sabine, mes adorables collègues Audrey et Sandra et ma petite Soeur Christelle et à l'ensemble du personnel du SIBA ainsi qu'aux élus du Bassin d'Arcachon et de Gironde.

Et aussi merci de vous avoir croisé vos chemins (spirituellement) Fabrice, Mélanie et Lorenzo et mon plus profond respect à vous Ingrid Betancourt. Nous devons continuer, vivre c’est s’engager

Encore un grand merci pour Sabine, Christelle et laurence, sans ma "maman", ma "petite soeur" et ma "jumelle" je n'aurais pas pu faire cela, vous m'avez donner un équilibre et vous m'avez rattraper quand j'ai perdu le cap, sans vous je n'aurais pas pu me relever aussi rapidement, ce comité m'a permis de faire de très belle rencontre de voir de belle personne.

Dans chacune de vous je retrouve de la dignité, du courage et la determination, les valeurs d'une certaine personne...

Merci Sabine, j'attends tes récits...
Merci Christelle, je reçois ta gentillesse...
Merci Laurence, je t'attends...

bonne route à tous, ce fut un beau moment...

Mais nous avons un nouveau combat

20 février 2008

Kouchner au Venezuela et en Colombie pour Ingrid Betancourt

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se rend mercredi et jeudi au Venezuela et en Colombie, à la veille du sixième anniversaire de l'enlèvement d'Ingrid Betancourt.
Le ministre évoquera "l'urgence d'une solution humanitaire permettant de conduire à la libération des otages détenus en Colombie" par les forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), souligne le quai d'Orsay dans un communiqué.
Bernard Kouchner s'entretiendra mercredi à Caracas avec le président vénézuélien Hugo Chavez et jeudi à Bogota avec Alvaro Uribe, le chef de l'Etat colombien.
Paris insiste sur le fait que l'urgence humanitaire qui s'attache à la recherche d'une libération rapide des otages en Colombie et l'importance de l'Amérique latine dans l'action extérieure de la France sont "les deux volets majeurs" du déplacement de Bernard Kouchner.
Le 23 février marquera les six ans de détention de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
A cette occasion, ses proches organisent une semaine de mobilisation exceptionnelle, notamment en France.
Les récentes preuves de vie d'Ingrid Betancourt, la libération de Clara Rojas et de Consuelo Gonzalez le 10 janvier ont montré, selon eux, l'urgence de la libération des otages.
Les Farc ont proposé d'échanger la Franco-Colombienne et 42 autres otages contre 500 guérilleros emprisonnés et exigent dans ce but la démilitarisation de deux municipalités du sud du pays. Le président Alvaro Uribe s'est dit disposé à négocier cet échange mais refuse cette démilitarisation.
Au début du mois, les rebelles ont proposé de remettre trois otages en mauvaise santé au président vénézuélien Hugo Chavez et à une sénatrice colombienne.
Cette annonce a relancé l'espoir d'un accord sur la libération d'autres captifs, dont Ingrid Betancourt et trois Américains.

18 février 2008

LA TESTE DE BUCH


Samedi 23 février 2008, à 17h00, Plage de la Corniche au Pyla, la Ville de La Teste de Buch vous propose de participer au rassemblement organisé en soutien à Ingrid Betancourt par le Comité « Agir pour Ingrid ».
La Ville de La Teste de Buch et le Comité de soutien « Agir pour Ingrid » organisent un rassemblement pour la sixième année de détention d’Ingrid Betancourt. A cette occasion des roses blanches seront jetées symboliquement sur le bassin « le courant les emmenant vers la Colombie ». La pétition « Agir pour Ingrid » est à disposition en mairie, et espaces municipaux recevant du public.
De plus, l’ensemble des communes du bassin devrait être representé lors de ce rassemblement avec des personalités du bassin. Les Communes participant sont : Arès, Andernos, Arcachon, Biganos, Gujan-Mestras, La Teste de Buch, Audenge, Lanton, le Teich et Lège Cap Ferret.
Contact : Franck Coeffard


17 février 2008

Chavez s'est entretenu avec Sarkozy des otages en Colombie

CARACAS (AFP) - Le président du Venezuela Hugo Chavez a indiqué vendredi soir s'être entretenu avec son homologue français Nicolas Sarkozy sur l'échange des otages en Colombie, et a confirmé la venue le 20 février du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
"J'ai surtout discuté aujourd'hui (vendredi) avec le président français Nicolas Sarkozy de l'échange" entre 43 otages détenus par les Farc et 500 guérilleros emprisonnés en Colombie, a déclaré le président Chavez lors d'une émission sur la chaîne publique VTV.
"C'est avec un grand plaisir que nous allons recevoir le 20 février le ministre français" Bernard Kouchner pour parler de ce dossier", a-t-il poursuivi, expliquant que cette visite servira à "évaluer et envoyer plus de détails (à M. Sarkozy)" sur la libération unilatérale de trois ex-parlementaires capturés en 2001 annoncée début février par la guérilla marxiste.
Si cette libération se concrétise, elle sera la deuxième depuis la décision de président Alvaro Uribe de mettre un terme à la médiation de M. Chavez et de la sénatrice colombienne Piedad Cordoba pour un échange d'otages.
Le 10 janvier, M. Chavez avait reçu à Caracas Consuelo Gonzalez et Clara Rojas, libérées unilatéralement par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui avaient expliqué qu'il s'agissait d'un geste vis-à-vis du président du Venezuela. Vendredi, M. Chavez a souligné par ailleurs que M. Sarkozy a réaffirmé lors de leur conversation la confiance portée aux actions du gouvernement vénézuélien pour parvenir à un échange d'otages, parmi lesquels l'ex-candidate à la présidentielle, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ainsi que trois Américains.

Colombie - Mais qui sont les Farc ?



A l’origine organisation marxistre-léniniste, les Farc, classées organisation terroriste, se sont spécialisées dans la drogue et l’enlèvement contre rançon.
Une lettre digne et émouvante : douze pages qu’Ingrid Bettancourt a écrite à sa famille. Des mots qui renvoient à sa solitude, à la fatigue, aux privations, à l’espoir : « Je vais mal physiquement, Je ne me suis pas réalimentée, j’ai l’appétit bloqué, les cheveux me tombent en grande quantité. Je n’ai envie de rien car, ici, dans cette jungle, l’unique réponse à tout est “Non”… La vie ici n’est pas la vie, c’est un gaspillage lugubre du temps… »Voilà plus de cinq ans qu’Ingrid Bettancourt est l’otage des Farc. Mais qui sont ces Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (en français : Forces armées révolutionnaires de Colombie) qui, le 23 février 2002, ont enlevé la Franco-Colombienne ?
Impôt sur la drogue
De leurs origines marxistes-léninistes, les Farc ont gardé la rigidité de la hiérarchie, une bureaucratie crispée et l’interdiction d’émettre la moindre critique sur un chef. Pour le reste, cette organisation, classée terroriste par les Etats-Unis et l’Union européenne, a développé une curieuse approche du grand soir au profit des damnés de la terre. Disposant d’environ 15.000 combattants, bien armés et surentraînés, dont plus du tiers de femmes, elle a donné une étonnante orientation aux sources de financement de son budget quotidien, estimé à 1 million de dollar. La « vacuna » (vaccin), impôt révolutionnaire prélevé autrefois sur les éleveurs de bétail, s’est, au fil des années, transformée en « gramaje » (grammage) calculé sur la production de cocaïne par les narcotraficants, actifs dans le pays. Et de s’impliquer même plus avant dans le trafic. Autre origine des fonds : les rançons liées aux enlèvements, comme celui d’Ingrid Bettancourt. Le Département national de planification colombien a calculé qu’entre 1996 et 2002, près de 27.000 assassinats, 2.700 enlèvements et 862 attentats ont été commis en moyenne par an dans le pays. Dans 60 % des cas, l’origine se trouvait chez les Farc.
Manuel Marulanda, à la tête d’une véritable armée
Mercredi soir, Nicolas sarkozy, envoyait ce message télévisé à Manuel Marulanda, le chef des Farc : « Monsieur Marulanda, vous le savez, je ne partage pas vos idées et je condamne vos méthodes, notamment les enlèvements qui plongent tant de familles dans le malheur. Aucune lutte n’a de sens sans la dignité de l’être humain, qui est la seule fin possible à toute action politique… Monsieur Marulanda, il faut sauver une femme en danger de mort. Je forme un rêve : celui de voir Ingrid au milieu des siens pour Noël. Monsieur Manuel Manuel Marulanda, vous pouvez réaliser ce rêve, vous pouvez sauver cette femme, vous pouvez montrer au monde que les Farc comprennent les impératifs humanitaires. Monsieur Marulanda, vous portez une lourde responsabilité. Je vous demande de l’assumer. ».
Mais qui est Manuel Marulanda ? Ce nom est nom de guerre de Pedro Andonio Marin, également appelé « Tirofijo » (tir précis, NDLR) est né le 12 mai 1930. Au début des années cinquante, alors que la Colombie est en proie à une guerre civile sanglante, il créé une milice paysanne d’autodéfense. Une de plus dans un pays qui s’enfonce dans l’anarchie. Si beaucoup de ces groupes armés se laissent aller au grand banditisme, celui de Marulanda, influencé par le marxisme-léninisme et la révolution cubaine, résiste à cette dérive. En 1964, Tirofijo le transforme en Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (Farc). On dit que, dans la clandestinité depuis plus de quarante ans, il vit au milieu de la jungle colombienne, qu’il ne se serait pas rendu en ville depuis plus de trente ans et qu’il n’aurait jamais vu Bogota, la capitale. Il n’a jamais été arrêté. On dit aussi qu’aujourd’hui il serait malade...
Uribe, le président inflexible
Les Farc l’accusent d’être « le valet de George Bush ». Elu à la présidence de la Colombie le 7 août 2002, réélu le 28 mai 2006, Alvaro Uribe leur voue une haine sans merci, depuis qu’en 1983 ils ont assassiné son père. Né le 4 juillet 1952 à Medellin, Alavaro Uribe, cet avocat, père de deux enfants, Thomas et Jeronimo, a fait ses études à l’université d’Antioquia, avant de se spécialiser en administration et gestion sur le campus de l’université américaine de Harvard. Ancien gouverneur de la province d’Antioquia, dont la capitale est Medellin, il est souvent présenté comme un homme autoritaire et conservateur. Il n’empêche que sa « politique de main dure » contre les Farc a donné quelques résultats : en deux ans, les opérations de police ont permis de libérer cinq cents otages, tandis que de 2002 à 2005, le nombre d’homicides a chuté de 28.700 à 18.000. Sur le plan économique, il peut également se targuer de bons résultats, comme une croissance de 5 %. Celle-ci cependant ne suffit pas à endiguer la misère tandis que les paysans, chassés des campagnes par la guerre, s’agglutinent autour des villes. Bien qu’il s’en défende, l’opposition lui reproche des liens avec les milices paramilitaires d’extrême droite.
Brian libéré par une guerillera
Brian Rincon Arias a 4 ans. Les Farc, qui l’avaient enlevé en juin dernier dans une école maternelle de Cucuta, exigeaient, selon le quotidien El Tiempo, une rançon de 250.000 dollars, soit 169.000 euros, pour sa libération. Une guerillera, chargée de le garder, semble avoir eu pitié de ce gosse privé ainsi de sa famille. Et de douter de la justesse d’une lutte qui retient des enfants en otages. Elle a pris le petit Brian dans ses bras et, marchant à travers la jungle, a rejoint, mardi dernier, la base militaire d’Arauquita, au nord de la Colombie. Image émouvante diffusée par la chaîne RCN : avant de retrouver sa famille, Brian se serre dans les bras de la femme qui l’a sauvé. Elle devrait intégrer un programme gouvernemental mis en place pour aider les déserteurs des Farc à se réinsérer. Cette année, 2603 désertions ont été enregistrées, soit une augmentation de 42 % par rapport à 2006.

A Bogota, les familles des militaires otages des FARC luttent contre l'oubli

Tous les matins, à 5 heures, Magdalena Rivas décroche son téléphone. Une fois, deux fois, vingt fois si la ligne est occupée, elle compose le numéro de la radio. Puis elle attend son tour. "C'est souvent la maman d'Ingrid Betancourt qui parle. Elle aussi appelle tous les jours", explique Magdalena. Une fois à l'antenne, elle dit quelques mots à son fils adoré, Elkin Fernandez, otage dans la jungle depuis neuf ans et quatre mois.
Il avait 22 ans, un uniforme de sous-lieutenant et un sourire éclatant. Il a été capturé à un barrage de la guérilla, sur la route de Paujil, dans le sud de la Colombie. Depuis, sa famille a reçu en tout et pour tout trois "preuves de vie". Sur la dernière vidéo, arrivée en juillet 2007, "Elkin est à bout de forces", soupire sa soeur, Margarita. Elle sort de son sac la première carte, tendre et enjouée, que le militaire a écrite en captivité, quand "il avait encore la pêche".
Le matin, Margarita est institutrice. L'après-midi, elle rejoint, dans le centre de Bogota, le petit bureau de l'Association des familles de policiers et de militaires séquestrés par la guérilla (Asfamipaz), dont elle est la vice-présidente. Sur le mur, les photos des hommes en uniforme. Des pancartes exigent "un échange humanitaire, tout de suite".
Trente-quatre soldats et policiers font partie du groupe d'otages que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) prétendent négocier contre les guérilleros sous les verrous. Asfamipaz supplie le gouvernement d'accepter un tel échange. En 2001, la guérilla avait libéré quelque 300 militaires contre 14 guérilleros. Les gradés sont restés captifs. Certains d'entre eux sont prisonniers depuis dix ans. Le capitaine Julian Guevara est mort en janvier 2006, après huit ans de captivité, sans que sa famille ait jamais pu récupérer son corps. "Les militaires ont été capturés alors qu'ils risquaient leur vie pour défendre la Constitution. Pourtant, ils sont traités par le gouvernement et l'opinion comme des otages de deuxième classe", souligne Marleny Orjuela, présidente d'Asfamipaz, dont le neveu a été otage de la guérilla. "Cela fait mal de voir qu'à l'étranger il n'y en a que pour Ingrid Betancourt", soupire-t-elle, avant d'ajouter : "Mais si Ingrid n'existait pas, les autres otages seraient depuis longtemps oubliés."
Les militaires sont pour la plupart des fils de pauvres. La loi oblige l'armée à payer 75 % de leur salaire à leur famille (le reste sera versé le jour de leur libération). C'est peu pour élever des enfants. Asfamipaz vit de la générosité des ambassades européennes à Bogota, "de la Suède surtout, de la France un peu", précise Margarita.
A deux rues de là, sur la place Bolivar, où siège le Congrès, les familles d'Asfamipaz se retrouvent tous les mardis, à l'heure du déjeuner. Sous l'oeil indifférent des passants, une douzaine de mères et quelques pères brandissent leurs banderoles jaunies pour exiger l'ouverture de négociations avec la guérilla. Luis Eladio Pinchao, dont le fils s'est échappé, en mai 2007, après plus de huit ans de captivité, est là. "Quand nous avons créé Asfamipaz, nous avons juré de rester solidaires jusqu'à ce que le dernier militaire soit libéré", explique-t-il. La plupart des familles vivent en province. Certaines, à Bogota, n'ont pas de quoi se payer le bus pour venir. "Et les familles des politiques, on ne les voit que quand les journalistes sont là, pour la photo. Alors, forcément, nous ne sommes pas nombreux", regrette Margarita.
"Ce n'est pas la douleur physique qui m'arrête, ni les chaînes à mon cou qui me tourmentent, mais l'agonie mentale, la méchanceté du mauvais et l'indifférence du bon", écrivait le colonel Luis Mendieta dans sa dernière lettre. Fin 2007, les images des otages décharnés, souvent enchaînés, le récit de leur martyre ont bouleversé l'opinion publique. Ces "preuves de vie" ont été le détonateur des manifestations contre les FARC, le 4 février.
"Nous avons peur que les manifestations n'aient servi qu'à conforter l'intransigeance du gouvernement", soupire Marleny Orjuela. Le bruit court que le président vénézuélien Hugo Chavez aurait obtenu des FARC la promesse de libérer tous les civils. La guérilla a annoncé, le 2 février, la prochaine libération de trois d'entre eux. "Une fois les civils libérés, le président colombien Alvaro Uribe n'aura plus d'excuses pour refuser de négocier un échange de prisonniers de guerre, comme le prévoit le droit international humanitaire", affirme un diplomate.
Asfamipaz craint que soldats et policiers ne fassent les frais de cette stratégie. "Seront-ils les derniers à être libérés ?", s'interroge, angoissée, Mme Orjuela. "Chavez est un militaire qui devrait se soucier des militaires", plaide Margarita. Les deux femmes continuent de faire confiance au président vénézuélien, récusé par Bogota. Mais elles s'apprêtent à faire renouveler les statuts d'Asfamipaz, créée pour dix ans. Comment auraient-elles pu imaginer que le calvaire de leurs proches allait durer si longtemps ?

La mère d'Ingrid Betancourt lui écrit qu'il n'y a pas de volonté de négocier

Yolanda Pulecio, la mère de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, retenue en otage par les Farc depuis près de six ans, a écrit dans une lettre à sa fille que la guérilla et le gouvernement colombien n'avaient pas la volonté de négocier un échange.
«Je ne vois aucune volonté politique de trouver un accord humanitaire. S'ils avaient voulu le faire, vu le nombre de fois où cela a échoué, ils auraient déjà libéré tous les otages», écrit Yolanda Pulecio dans une lettre publiée samedi par l'hebdomadaire colombien El Espectador.«C'est sans intérêt. Tout ce qu'ils disent n'est que mensonge et je ne veux pas me laisser berner», a ajouté la mère de l'ex-candidate à la présidence colombienne, qui est retenue en otage par les Forces armées révolutionnaires de la Colombie (Farc) depuis le 23 février 2002.Les rebelles ont proposé d'échanger Ingrid Betancourt et 42 autres otages contre 500 des leurs emprisonnés et ils exigent pour cela la démilitarisation de deux municipalités du sud du pays. Le président Alvaro Uribe s'est dit disposé à négocier l'échange mais il refuse la démilitarisation.Mme Pulecio a écrit sa lettre en réponse à celle de sa fille, longue de 15 pages, datée du 24 octobre dernier et rendue publique en novembre, qu'elle lui avait envoyé depuis son lieu de détention dans la jungle colombienne.«Fille de mon âme: ta lettre a atteint mon âme. C'est le plus divin. Dieu merci, je n'ai jamais douté que tu étais en vie», écrit Mme Pulecio, qui s'inquiète de la santé de sa fille, apparue très amaigrie et déprimée dans une vidéo diffusée au même moment que sa lettre.Mme Pulecio écrit aussi à sa fille que le gouvernement français a été «totalement solidaire» et que le président vénézuélien, Hugo Chavez, est «sincèrement motivé» pour obtenir la libération des otages.

16 février 2008

La commune de La Teste de Buch s'engage pour Ingrid

Le samedi 23 février 2008 sera pour Ingrid BETANCOURT sa sixième année de captivité dans la jungle colombienne, les villes du Bassin d'Arcachon, et en particulier la commune de La Teste de Buch, souhaitent apporter un soutien fort à Ingrid et à sa famille. C'est pour cela que M. ACOT-MIRANDE, maire de la Teste, organise avec son équipe un rassemblement sur la plage de la Corniche, cette cérémonie « des fleurs pour Ingrid » de déroulera à 17 h , des fleurs seront lancées dans le bassin symboliquement en direction de la Colombie.
L'ensemble des élus du bassin est convié à cette réunion.
La mairie de La Teste de Buch a décidé d'afficher les portraits d'Ingrid dans les lieux public et de mettre la pétition à disposition des habitants.
La quasi totalité des autres communes se sont joints à notre comité de soutien.
Aujourd'hui il existe un ou plusieurs portraits d'Ingrid dans les communes suivantes,
Arès, Andernos, Audenge, Lège-Cap Ferret, Gujan-Mestras, Le Teich et Biganos.

15 février 2008

Ingrid Betancourt. Un sixième et dernier concert ?

Le sixième concert de soutien à Ingrid Betancourt, dimanche, à La Méaugon, célèbrera-t-il enfin la libération de la Colombienne ? Martine Gauffeny, de l’association Otages du Monde, ose l’espérer.
Pourquoi cet espoir soudain ? Vendredi dernier, la médiatrice colombienne Piedad Cordoba a exprimé son « absolue certitude qu’Ingrid Betancourt sera libérée dans très peu de temps ». On peut lui faire confiance. Elle s’est fortement impliquée dans la récente libération de Clara Rojas et de Consuelo Gonzalez. D’autre part, le contexte évolue. On annonce quatre nouvelles libérations. De plus, on dit les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) désorganisées, ayant perdu 8.000 hommes dans les combats avec l’armée.
La libération d’Ingrid est-elle assurée ? Non. Nous sommes d’autant plus prudents et inquiets que l’état de santé d’Ingrid est alarmant. Est-elle encore vivante ? Les Farc ont-elles intérêt à la libérer ? Ou à la laisser mourir ? Sa détresse doit être immense car, non seulement, elle ne bénéficie pas d’un régime de faveur mais elle se trouve avec un groupe d’otages qui lui sont hostiles.
Une intervention armée ne serait-elle pas nécessaire ? Ce serait le massacre garanti des otages. Un accord humanitaire est préférable. Notamment par la démilitarisation de deux provinces au pied des montagnes, le temps des négociations avec les représentants des Farc, en présence d’émissaires français, italiens et suisses et, éventuellement, d’une force de protection de l’ONU.
Un concert de soutien est-il vraiment utile ? La mobilisation des opinions publiques est essentielle. Rien de pire que l’oubli. Sans cette pression, le président Uribe serait-il venu en Europe ? En tout cas, les artistes, eux, sont de plus en plus nombreux à chaque concert. Ils seront douze, dimanche, dont : Anne Vanderlove, Adèle, Luluqui, Swing Bazar, Nid de Coucou, Monsieur Ogh, Maloh, Louis Capart, Dominique Babillote... Sans oublier le match d’improvisation théâtrale, demain, entre les troupes Colibris, de Saint-Brieuc et Lilann, de Lannion.

14 février 2008

Les autorités de Bogota ne croient pas à une libération rapide d'Ingrid Betancourt

Dire que les autorités colombiennes sont agacées par le "cas" Ingrid Betancourt - c'est-à-dire la propension de la France à jauger leur pays sur le seul critère du sort de l'otage franco-colombienne aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) - relève de l'euphémisme. Ce faisant, estime Fernando Araujo, ministre colombien des affaires étrangères, la presse française met surtout en exergue les "aspects négatifs" de la Colombie. "Elle s'occupe exclusivement d'Ingrid Betancourt et des otages ; elle reflète l'opinion de sa famille et des comités pour sa libération", dit-il.
Enlevé "avant Ingrid", le 4 décembre 2000, détenu pendant "six ans et vingt-sept jours" par les FARC, puis évadé le 31 décembre 2006 à la faveur d'une opération de l'armée colombienne, Fernando Araujo n'a aucun doute quant à la meilleure manière de libérer les otages : "Quand j'étais prisonnier, j'ai toujours souhaité qu'une opération soit montée pour me sauver, malgré les risques." Il connaît bien les guérilleros révolutionnaires : "Leur pensée, leur vision du monde et leur façon de le comprendre sont totalement opposées aux nôtres. Leur endoctrinement est de type marxiste ; ils justifient la terreur et, pour eux, la fin justifie les moyens."
"Ingrid, insiste de son côté le vice-ministre de la défense, Juan Carlos Pinzon, est seulement une des otages. Notre voeu est que tous, et non un seul, puissent rentrer chez eux." Dans la logique des FARC, explique-t-il, il est probable que, si un otage "a manifestement plus d'importance sur le plan médiatique, ils en fassent un "actif" politique". Le général Freddy Padilla de Leon, chef d'état-major des armées, est encore plus explicite : "Il y a plus de 720 otages, dont 42 ont une "valeur particulière", parmi lesquels Ingrid. Pour les FARC, ils signifient la seule possibilité de communiquer avec le peuple colombien, avec les gouvernements colombien et français, avec la communauté internationale."
Dès lors, poursuit le général Padilla, ces otages "acquièrent une valeur marchande, de troc, ce qui a des conséquences politiques : la dernière chose que feraient les FARC, ce serait de libérer ces personnes. Parce qu'ils (les dirigeants des FARC) se rendent compte tous les jours du bénéfice politique qu'elles représentent." Le chef de l'armée colombienne estime que la "seule approche" possible est d'obtenir la "liberté immédiate et sans conditions" des otages. Il constate en outre que le cas d'Ingrid Betancourt a exercé "une trop grande prépondérance, jusqu'au point d'influencer les relations entre la France et la Colombie. Nous n'avons pas été capables de séparer les deux choses", regrette-t-il.
Les militaires colombiens soutiennent le projet d'un "échange humanitaire" avec les FARC (otages contre guérilleros emprisonnés), mais ils sont hostiles à la création d'une nouvelle "zone démilitarisée" sur le modèle de celle de Caguan (de 1999 à 2002). Les FARC, soulignent-ils, en avaient profité pour se renforcer et terroriser la population. Leur position sur la meilleure stratégie pour libérer les otages (outre une opération militaire) semble se résumer à ceci : moins de diplomatie publique, et plus de négociations parallèles discrètes.

Ingrid Betancourt: Lula se redit prêt à participer à sa libération

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a réaffirmé mardi que son pays était prêt à «participer à tout effort (...) humanitaire» pour la libération des otages retenus en Colombie, notamment la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.«Le Brésil est disposé à participer à tout effort pour que, dans le cadre d'une action humanitaire, nous puissions libérer tous les otages» en Colombie, a déclaré M. Lula, interrogé sur ce point lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre en Guyane avec son homologue français Nicolas Sarkozy.«Bien sûr, il faut tenir compte de la sensibilité politique des gens. Tout ce que nous pouvons faire, il faut le faire avec l'accord du gouvernement colombien, sinon ça devient plus difficile», a-t-il averti.M.Sarkozy a pour sa part «salué le président Lula pour les efforts qu'il a entrepris pour la libération d'Ingrid Betancourt».

12 février 2008

Ingrid Betancourt libérée "dans très peu de temps" ?

Dans une interview à RFI, la médiatrice colombienne Piedad Cordoba a exprimé son "absolue certitude qu'Ingrid Betancourt sera libérée dans très peu de temps".
Par Cyriel Martin
"Je veux le dire à la France, à la communauté internationale : qu'ils aient l'absolue certitude qu'Ingrid sera libérée dans très peu de temps. Très bientôt, nous allons pouvoir l'embrasser." Vendredi 8 février, RFI colomie, la sénatrice Piedad Cordoba a relancé l'espoir d'une libération rapide d'Ingrid Betancourt. Piedad Cordoba n'est pas une illustre inconnue. Intermédiaire entre le Venezuela et la Colombie dans le dossier des otages des Farc, elle s'était déjà fortement impliquée dans la libération de Clara Rojas et de Consuelo Gonzalez , le 10 janvier dernier. Mais surtout, elle connaît personnellement Ingrid Betancourt. En 1999, Ingrid Betancourt fait libérer Piedad Cordoba Le site Internet du comité de soutien à l'otage franco-colombienne , relate en effet qu'en 1997, Ingrid Betancourt avait "tenu à rencontrer, secrètement et en pleine jungle, Manuel Marulanda, le chef historique des Farc". Un entretien qui eut lieu, selon Juan Carlos Lecompte, le mari d'Ingrid Betancourt, "grâce aux contacts privilégiés de Piedad Cordoba, qui avait organisé l'entrevue clandestine". Mais surtout, en 1999, alors qu'Andrés Pastrana, le président colombien de l'époque, mène une politique répressive contre les AUC (Autodéfenses unies de Colombie, l'autre mouvement paramilitaire), ces derniers avaient pris en otage Piedad Cordoba. Une captivité de trois semaines à laquelle Ingrid Betancourt avait mis fin en allant rencontrer, dans son fief, Carlos Castaño (alors dirigeant des AUC). Trois jours après, les paramilitaires décidèrent de libérer leur otage. "Il faut rester très prudent" (Mélanie Delloye) Aujourd'hui, la sénatrice colombienne essaie donc d'oeuvrer à son tour pour Ingrid Betancourt. "Oui, j'ai une grande affection pour Ingrid", a-t-elle déclaré dans la même interview donnée quelques heures avant son départ pour Caracas, où elle va prendre part à la libération de trois nouveaux otages . Dans une interview accordée dimanche à la radio colombienne Caracol , la fille d'Ingrid Betancourt, Mélanie Delloye, a accueilli avec espoir et prudence les déclarations de Piedad Cordoba. "J'ai une grande confiance dans la sénatrice PC, dans son immense travail pour faciliter la libération de tous les otages. Il doit donc y avoir quelque chose de vrai dans ce qu'elle dit, mais il faut rester très prudent." Enfin, Mélanie s'est adressée directement à sa mère : "J'espère que tout cela est vrai, et que rapidement on pourra s'embrasser."

10 février 2008

Colombie-présidentielle: la campagne virtuelle d'Ingrid Betancourt, séquestrée par la guérilla

Article mai 2002

BOGOTA, samedi 25 mai 2002 (LatinReporters.com) - Kidnappée il y a trois mois dans le sud colombien par des guérilleros marxistes des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), Ingrid Betancourt a mené, par amis et parents interposés, une campagne virtuelle pour l'élection présidentielle colombienne de ce dimanche 26 mai. Une photo grandeur nature transportée par sa mère et son mari a assuré la participation symbolique d'Ingrid, candidate écologiste, à des tables rondes et meetings électoraux. Une loi permet aux Colombiens aspirant à une charge publique de continuer à la briguer en cas de séquestration.
Ex-parlementaire de 40 ans, controversée en Colombie pour son franc-parler contre la corruption et le clientélisme en politique, Ingrid Betancourt fut enlevée le 23 février dernier en tentant d'atteindre par la route, à 600 km au sud de Bogota, la zone neutre octroyée aux FARC en novembre 1998. De violents combats agitaient cette zone, le président Andres Pastrana ayant ordonné sa reconquête par l'armée trois jours plus tôt, le 20 février, date de la rupture de trois ans de pourparlers de paix avec les rebelles.
Un détachement de guérilleros a intercepté la candidate présidentielle et sa collaboratrice Clara Rojas, candidate à la vice-présidence, à proximité de San Vicente del Caguan, chef-lieu de la zone neutre, où Ingrid Betancourt voulait saluer le maire local, élu de son parti écologiste Oxygène vert. Quelques heures plus tôt, Ingrid Betancourt avait sollicité une protection officielle pour ce voyage. Les autorités lui répondirent en lui déconseillant un tel déplacement, soulignant ses risques.
Pour réclamer la libération d'Ingrid Betancourt, de nombreuses voix se sont élevées en Europe, dont celle du président français Jacques Chirac. Ingrid jouit aussi de la nationalité française grâce à son premier mariage avec un diplomate de l'Hexagone, père de ses deux enfants, Mélanie (16 ans) et Lozenzo (13 ans), qui vivent hors de Colombie par sécurité.
Jacques Chirac a demandé à plusieurs présidents latino-américains, notamment au vénézuélien Hugo Chavez, d'intervenir auprès des FARC pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt. Les partis écologistes des cinq continents se sont également mobilisés.
Quant à la famille de l'infortunée, ses appels répétés aux rebelles n'ont pas eu plus d'effets que les démarches officielles. Prétendant échanger leurs otages politiques contre des guérilleros prisonniers, les FARC sont même restés insensibles à la mort du père d'Ingrid, Gabriel Betancourt, décédé à 83 ans dans la tristesse, un mois jour pour jour après l'enlèvement de sa fille. Il passa les dernières 48 heures de sa vie devant le téléphone, espérant un appel d'Ingrid, qui ignore peut-être encore aujourd'hui la mort de son père.
Ancien ministre de l'Education, Gabriel Betancourt fut aussi, à Paris, ambassadeur de Colombie auprès de l'UNESCO, puis sous-directeur de cet organisme culturel des Nations unies. Le français sans accent d'Ingrid et son diplôme de Sciences-Po de l'Institut d'études politiques de Paris datent de cette époque.
Aux législatives colombiennes de 1994, Ingrid Betancourt fut élue à la Chambre des représentants (députés), après une campagne très remarquée de distribution de préservatifs symbolisant, selon Ingrid, "le combat contre le sida de la corruption".
En 1998, elle devenait sénatrice avec 160.000 voix de préférence, soit le plus haut score personnel parmi les candidats aux législatives de cette année-là. Elle claquait rapidement la porte de la Chambre haute, la qualifiant de "nid de rats", et revenait à Paris pour y rédiger son best-seller "La rage au coeur".
Ecrit en français et traduit en espagnol plusieurs mois seulement après sa publication à Paris, ce que les Colombiens ont peu apprécié, le livre "La rage au coeur" a été vendu à 120.000 exemplaires en France. Il a aussi été favorablement remarqué aux Etats-Unis sous le titre "Until Death Do Us Part".
L'ouvrage dénonce la corruption du pouvoir en Colombie et notamment l'emprise de la drogue sur la politique. A ce propos, moins de trois semaines avant son enlèvement par les FARC, Ingrid Betancourt avait rencontré les chefs de cette guérilla marxiste avec lesquels le pouvoir négociait encore et leur avait reproché de financer leur lutte par le trafic de cocaïne, les enlèvements et l'extorsion sous menace.
Les derniers sondages n'octroient que moins de 2% des intentions de vote à Ingrid Betancourt. Sa personnalité semble plus appréciée en Europe qu'en Colombie même, où une partie de la classe politique et des médias attribuent à une soif de notoriété son imprudence qui a débouché sur son enlèvement par la guérilla.
Son mari, le publiciste colombien Juan Carlos Lecompte, et sa mère, Yolanda Pulecio, ont représenté Ingrid dans de nombreuses réunions de la campagne électorale. Il était habituel de voir la photo grandeur nature de la candidate écologiste mêlée, à la table des débats, à d'autres candidats à la présidence.
La mission d'observateurs de l'Organisation des Etats américains (OEA) veillant à la régularité de l'élection du 26 mai a réclamé vendredi "la libération immédiate" d'Ingrid Betancourt. Le coordinateur de cette mission, l'argentin Santiago Murray, souligne que c'est la première fois qu'à sa connaissance une personnalité séquestrée figure officiellement parmi les candidats d'une élection présidentielle.

Notre combat pour Ingrid, la maman de Sara et tous les autres

Voila pourquoi nous nous battons, pourquoi notre engagement est si important. Notre engagement est pour Mélanie, Lorenzo et bien sur Sara et tous les autres enfants privés de l'amour et de l'éducation de leurs parents souffrant dans la jungle colombienne.

http://www.agirpouringrid.com/otages/ib/fr/index-video.htm

Les trois otages qui doivent être libérés sont "en forme"

BARINAS (Venezuela) - Les trois ex-parlementaires colombiens, otages que la guérilla des Farc a promis de libérer, sont "en forme", a annoncé samedi à leurs familles le président vénézuélien Hugo Chavez.
"Les informations dont nous disposons indiquent qu'ils sont en forme. Espérons que comme Clara (Rojas) et Consuelo (Gonzalez), ils s'en sortent en pleine santé", a déclaré M. Chavez au cours de sa première rencontre avec les familles des otages.
La rencontre qui a eu lieu à Barinas, à 400 km au sud-ouest de Caracas, a été restransmise en direct par la chaîne de télévision publique VTV.
Les parents de Gloria Polanco, de Luis Eladio Perez et d'Orlando Beltran étaient arrivés à Caracas lundi dernier, deux jours après que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) eurent annoncé qu'elles allaient les libérer pour des raisons de santé et qu'elles les remettraient au président vénézuélien.
Le président Chavez a assuré qu'il travaillait "sans relâche" pour récupérer les trois ex-parlementaires.
"Nous travaillons sans relâche", a-t-il déclaré à la presse, indiquant que l'obtention des coordonnées pour le rendez-vous de remise des otages était l'une des dernières choses qui restait à accomplir.
La guérilla marxiste avait annoncé samedi dernier la prochaine libération "unilatérale" de ces ex-parlementaires capturés en 2001.
Ces anciens élus font partie du groupe de 43 otages dits "politiques", dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, que les Farc proposent de relâcher en échange de 500 guérilleros emprisonnés.
Le 10 janvier dernier, les Farc ont libéré Clara Rojas, ancienne collaboratrice d'Ingrid Betancourt, candidate à la présidentielle colombienne, et l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez, à la suite d'une médiation du président vénézuélien.

8 février 2008

La mère d'Ingrid Betancourt critique Bogota pour son refus de négocier avec les FARC

La mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio, en visite en Italie où elle doit rencontrer le pape, a appelé mardi à un changement de gouvernement en Colombie, critiquant vivement le président Alvaro Uribe pour son refus de négocier avec la guérilla des FARC en vue de la libération des otages.
Mme Pulecio a expliqué qu'elle demanderait à Benoît XVI, qu'elle rencontre mercredi, de prier pour un miracle: "Dieu veuille que le gouvernement change, c'est le miracle que je vais lui demander. Je lui demanderai aussi un autre miracle de la part de la guérilla. Je pense que le pape va m'aider à demander à Dieu qu'il change cette situation", a-t-elle déclaré.
Au cours d'une conférence de presse conjointe avec le maire de Rome Walter Veltroni, elle a expliqué avoir reçu plus de soutien de la part des pays européens et latino-américains que du gouvernement d'Alvaro Uribe: "je suis venue en Italie pour qu'on continue à lui réclamer de changer d'attitude, pour qu'on ne continue pas d'opération militaires pour libérer les otages, ce qui met leur vie en danger", a-t-elle déclaré. "La solution, pas seulement pour les otages, mais pour la paix, doit se rechercher au travers du dialogue".
Yolanda Pulecio a en revanche salué le rôle du président vénézuélien Hugo Chavez, dont la médiation a déjà permis la libération de plusieurs otages, dont Clara Rojas, la directrice de campagne de sa fille Ingrid. "Son appui a été très important pour nous, il nous a aidés avec sincérité, une grande compréhension de la situation et une grande solidarité", a ajouté Mme Pulecio, les larmes aux yeux en évoquant sa souffrance à la réception des dernières preuves de vie d'Ingrid Betancourt.

7 février 2008

La mère d'Ingrid Betancourt reçue par Benoît XVI

CITE DU VATICAN - Le pape Benoît XVI a reçu mercredi la mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio, et lui a dit prier pour l'ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, otage de la guérilla des FARC depuis février 2002.
Le souverain pontife a eu un court entretien avec Yolanda Pulecio à l'issue de son audience hebdomadaire au Vatican. Tout de noir vêtue, la mère de l'otage était en larmes.
"Dès que je lui ai dit que j'étais la mère d'Ingrid Betancourt, il m'a répondu: 'je prie beaucoup pour cet enfant, je sais dans quelle difficulté elle se trouve"', a-t-elle ensuite déclaré.
Mme Pulecio a demandé au pape de prier pour la liberté des centaines d'otages détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Elle a également exprimé le souhait que le président colombien Alvaro Uribe accepte de négocier avec cette guérilla et renonce à toute opération militaire qui mettrait en danger la vie des otages.
"J'espère qu'Uribe cherchera à faire libérer tous les otages par le dialogue, pas par les armes", a-t-elle ajouté, sans renouveler l'appel lancé la veille en faveur d'un changement de gouvernement en Colombie.
Elle a également rencontré le ministre italien des Affaires étrangères Massimo D'Alema. Ce dernier lui a dit qu'il espérait que "les raisons humanitaires l'emporteront" et qu'Ingrid Betancourt reviendra bientôt parmi les siens, selon un communiqué diffusé dans la soirée par le ministère des Affaires étrangères. Il l'a assurée que l'Italie oeuvrerait pour promouvoir une "solution non-violente au drame des enlèvements en Colombie", précise le communiqué.
Mardi, lors d'une conférence de presse conjointe avec le maire de Rome Walter Veltroni, elle avait expliqué avoir reçu plus de soutien des pays européens et latino-américains que du gouvernement d'Alvaro Uribe: "je suis venue en Italie pour qu'on continue à lui réclamer de changer d'attitude, pour qu'on ne continue pas d'opération militaires pour libérer les otages, ce qui met leur vie en danger", avait-elle souligné. "La solution, pas seulement pour les otages, mais pour la paix, doit se rechercher au travers du dialogue."

6 février 2008

Notre position face à cette tragédie

Nous sommes convaincus que la situation en Colombie ne pourra évoluer que grâce à une médiation internationale facilitant la négociation d’un accord humanitaire entre le gouvernement colombien et les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie).
L’accord humanitaire est la seule solution viable pour ramener les otages vivants ; les sauvetages militaires étant synonyme d’assassinats des otages par les FARC.
Seule une stratégie de non-violence permettra à la Colombie de sortir de l’impasse politique dans laquelle elle se trouve actuellement.
Ingrid étant franco-colombienne, nous considérons que la France et son gouvernement se doivent de tenir un rôle particulier dans la médiation internationale. Nous luttons pour cela avec les seules armes dont nous disposons, une forte mobilisation citoyenne qui dépend de vous !

Bassin d'Arcachon

Les dix communes du bassin d'Arcachon soutiennent Ingrid BETANCOURT.
-Lège-Cap Ferret
-Arès
-Lanton
-Gujan-Mestras
-La Teste de Buch
-Arcachon
-Le Teich
-Biganos
-Andernos-les-bains
-Audenge
La Cobas et Le SIBA participent aussi à ce formidable élan de solidarité
Ces dix communes représentent 80 000 habitants.
Les pétitions sont ou seront dans toutes les mairies et à dispostion des citoyens.
Le totalité du personnel du SIBA a signé la pétition.

5 février 2008

Manifestation contre les Farc le 4 février 2008 à Cali (Colombie)

BOGOTA (AFP) - Plus de deux millions de personnes ont manifesté lundi en Colombie et plusieurs milliers à travers le monde pour dire "non aux Farc" et dénoncer la violence et les prises d'otages auxquelles se livrent les rebelles marxistes.
Quelque 1.125.000 personnes ont défilé à Bogota, selon les chiffres de la police indiqués par le maire Samuel Rojas. Ils étaient 500.0000 dans les rues de Medellin (nord-ouest) et 500.000 à Cali (sud-ouest), selon ces deux municipalités.
Les manifestants, vêtus de chemises blanches, ont scandé des slogans hostiles à la guérilla, "Non aux prises d'otages", "Les Farc, ça suffit" ou encore "Plus de Farc".
Des rassemblements étaient convoqués dans environ 160 villes à travers le monde, dont 40 en Colombie, par des organisations se disant indépendantes.
Cette mobilisation, la plus importante jamais organisée contre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a obtenu le soutien actif des autorités colombiennes et a été coordonnée à l'étranger par les ambassades.
"Aujourd'hui les citoyens croient davantage à l'Etat, croient davantage à l'armée", a déclaré le président Alvaro Uribe à la chaîne de télévision privée Caracol.
Le gouvernement, qui s'est efforcé de transformer ces marches en plébiscite en faveur de sa politique de fermeté contre la guérilla, avait lancé ces derniers jours des appels constants à manifester massivement.
Depuis plus d'une semaine, les ministres et les médias mobilisaient les Colombiens. Les télévisions diffusaient en boucle des images d'otages derrière des barbelés dans des camps des Farc.
"A la marche!", titrait lundi à la une le quotidien national El Tiempo.
Certains dirigeants de groupes paramilitaires d'extrême droite ont également appelé depuis les prisons où ils sont incarcérés à participer à ces défilés.
Les élèves des collèges et les fonctionnaires ont été autorisés à ne pas se rendre en classe ou au travail pour manifester contre la guérilla marxiste.
A Madrid, aux Etats-Unis, au Canada, au Japon, au Venezuela et dans de nombreux autres pays, les ambassades colombiennes ont appelé leurs ressortissants à manifester.
A Paris, environ 200 personnes, en majorité colombiennes, ont aussi manifesté contre la guérilla, qui détient quelque 700 otages dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. Sa famille et ses comités de soutien ont vivement critiqué ce rassemblement.
"Nous dénonçons une manipulation. C'est une marche de propagande qui, sous couvert d'être contre les Farc, est complètement organisée par le gouvernement", a dénoncé la soeur de l'otage, Astrid Betancourt. Elle "vise à appuyer (...) le recours à la force" pour libérer les otages, a-t-elle ajouté.
Les familles d'otages et des groupes de gauche ont refusé de s'associer à ce mouvement et se sont retrouvées dans une église de la capitale colombienne.
L'Union syndicale ouvrière (gauche) a annoncé dans un communiqué qu'elle ne participerait pas aux manifestations. "Non à la marche de la haine, de l'intolérance promue par le gouvernement guerrier" d'Alvaro Uribe, déclarait la centrale syndicale.
"Que vous participiez à cette marche ou que vous n'y participiez pas ne change rien", affirmait, sceptique, l'écrivain et journaliste Antonio Caballero. Selon lui, le débat sur la participation à cette marche a principalement servi "à diviser" le principal parti de gauche colombien, le Pôle démocratique.
Dimanche, les Farc ont annoncé une nouvelle libération de trois otages en Colombie.
Dans un communiqué publié par l'agence Anncol, proche de la guérilla, la direction des Farc se dit prête à libérer unilatéralement trois ex-parlementaires capturés en 2001 et faisant partie du groupe de 43 otages dits "politiques" que les rebelles proposent d'échanger contre 500 de leurs guérilleros emprisonnés.
Les Farc, en rébellion depuis 1964 contre les autorités, comptent 17.000 combattants.

Une nouvelle libération d'otages des Farc en préparation

CARACAS (Reuters) - Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé lundi que son gouvernement avait entamé les préparatifs en vue d'une opération visant à secourir trois otages détenus par les rebelles colombiens des Farc, suscitant l'espoir que d'autres captifs soient également libérés.
Les Farc ont indiqué au cours du week-end qu'ils allaient libérer trois personnalités politiques colombiennes ayant des problèmes de santé et les remettre à Chavez ou à un représentant de ce dernier, après la médiation du dirigeant vénézuélien qui a permis la libération de deux otages le mois dernier.
Le président colombien Alvaro Uribe a approuvé cette mission d'évacuation malgré un différend diplomatique avec Chavez, qui accuse Uribe, allié de la Maison blanche, de comploter avec Washington en vue d'attaquer le Venezuela.
"Nous sommes heureux d'entendre cette annonce des Farc et nous avons déjà commencé à établir des contacts et à opérer des mouvements", a déclaré Chavez lors d'un discours télévisé, sans préciser quand débuterait l'opération.
Des membres des familles des trois otages - Gloria Polanco de Losada, Luis Eladio Perez et Orlando Beltran, tous détenus depuis plus de six ans - sont arrivés lundi à Caracas dans l'espoir de retourner chez eux avec leurs proches.