http://www.agirpouringrid.com/

Nouveau blog
http://agiravecingrid-aquitaine.blogspot.com/

Merci aux membres du comité Arnaud, Hervé, Camille ,Sophie, Fanny, Christophe, ma grande amie Laurence et Marion (et tous les autres membres d'Agir Pour Ingrid).

Un gros merci à mes collègues d'Arcachon.
Ma très patiente et sensible directrice Sabine, mes adorables collègues Audrey et Sandra et ma petite Soeur Christelle et à l'ensemble du personnel du SIBA ainsi qu'aux élus du Bassin d'Arcachon et de Gironde.

Et aussi merci de vous avoir croisé vos chemins (spirituellement) Fabrice, Mélanie et Lorenzo et mon plus profond respect à vous Ingrid Betancourt. Nous devons continuer, vivre c’est s’engager

Encore un grand merci pour Sabine, Christelle et laurence, sans ma "maman", ma "petite soeur" et ma "jumelle" je n'aurais pas pu faire cela, vous m'avez donner un équilibre et vous m'avez rattraper quand j'ai perdu le cap, sans vous je n'aurais pas pu me relever aussi rapidement, ce comité m'a permis de faire de très belle rencontre de voir de belle personne.

Dans chacune de vous je retrouve de la dignité, du courage et la determination, les valeurs d'une certaine personne...

Merci Sabine, j'attends tes récits...
Merci Christelle, je reçois ta gentillesse...
Merci Laurence, je t'attends...

bonne route à tous, ce fut un beau moment...

Mais nous avons un nouveau combat

22 février 2008


Plusieurs manifestations sont organisées en France et à l’étranger pour les 6 ans de prise d’otage d’Ingrid Betancourt. Prenez part aux actions organisées à Paris, Nice, Montpellier, Dijon, dans le Bassin d’Arcachon ou en Champagne-Ardennes.
Mobilisation à Paris
Le 23 février 2008, cela fera 6 ans qu’Ingrid Betancourt est otage des FARC. En ce triste anniversaire, plusieurs actions de soutien seront menées à Paris lors de la semaine prochaine.
Du 18 au 23 février, entre 13H00 et 18H30 : Installation d’une tente sur le Parvis de l’Hôtel de Ville, lieu d’information, de soutien et d’action. Chaque jour de la semaine, des membres du Comité vous y accueilleront pour vous accrochiez vos messages aux otages, signiez la pétition ou agissiez à votre envie.
Samedi 23 février, jour anniversaire des 6 ans, à 14H45 : Mise en place d’une grande chaîne humaine, précédée de plusieurs prises de parole. Cette chaîne humaine se déploiera du portrait d’Ingrid Betancourt au niveau de l’Hôtel de Ville jusqu’à l’Église Notre-Dame de Paris. L’action aura pour slogan phare : « L’indifférence pèse plus lourd que les chaînes ». A noter que Consuelo Gonzalez, ex-otage des FARC, prendra part à cette action. Rejoignez l’Event Facebook de la chaîne humaine à Paris et invitez-y vos amis
6 ans de prise d’otage : Prenez également part aux actions organisées à Nice, Montpellier, Dijon, dans le Bassin d’Arcachon ou en Champagne-Ardennes
A Nice : Mobilisation avant le 23 février et le jour-même
A Nice, de nouveaux événements auront lieu à l’occasion des 6 ans de détention d’Ingrid Betancourt :
Une bâche de plus de 100m2 sera prochainement mise en place sur la voie la plus passante de la capitale azuréenne, avec la photo de la preuve de vie.
Le 23 février de 15H à 17H : Un grand rassemblement aura lieu sur les marches du Palais de Justice. Une banderole de plus de 6m de long avec les visuels d’Ingrid avant et après son enlèvement, sera dévoilée. Le Comité de soutien niçois vous invite aussi à venir signer la pétition et à vous informer sur la situation des otages en Colombie.
2 grandes bâches ont été commandées, avec la photo d’Ingrid, et seront mis en place prochainement sur la façade de l’Hôtel de Ville.
Une motion de soutien à la cause des otages en Colombie a été votée lors du dernier conseil municipal afin de montrer le plein soutien de la mairie de Nice.
Contact : Véronique Anfosso
- 06.64.10.90.42. -
Veroniqueanfosso aol.com
Montpellier : Un concert de soutien le 23 février
Le samedi 23 février à 21h à Montpellier salle Guillaume-de-Nogaret, espace Pitot, des artistes Montpellierains se mobilisent pour les 6 ans de détention d’Ingrid Betancourt et pour les otages en Colombie.
Bangril, Patric, Elfes, Michel Avalon, Joël Collot (qui effecturont une lecture de passages de la lettre d’Ingrid), Vincent Hoefman et Hacena ont décidé de répondre présent à l’appel du Comité de Soutien Betancourt34.
Plus que jamais nous comptons sur la mobilisation des Montpellierains pour que cette soirée resonne jusque dans la jungle Colombienne et redonne l’espoir à Ingrid et à tous les otages.
Contact : Sophie Sudres
Téléphone : 06.81.80.89.17.
Email : sudressophie aol.com
Site : http://www.betancourt34.c.la/
Dijon : Un concert, le 23 février
Un concert de soutien à Ingrid Betancourt aura lieu à Dijon le 23 février à 18h30.
Avec la participation de Thierry Caens, Daniel Fernandez, Yves Jamait
Salle Rameau Conservatoire de Dijon 24 bd Clémenceau
La preuve de vie d’Ingrid Betancourt est sans équivoque : Il est urgent de parvenir à sa libération comme à celle des otages de Colombie. Il n’y a plus un instant à perdre et c’est pourquoi nous vous demandons de vous mobiliser pour que cette situation cesse dans les plus brefs délais.
Ce concert est organisé par l’association Libertés-Culture, Association dijonnaise qui organise des événements culturels dédiés à la thématique de la défense des droits humains.
Pour plus d’informations : libertes-culture.over-blog.com
Contact : Sara Horchani
Tel : 06.07.18.92.88.
Email : sarahorchani@yahoo.fr
La Teste de Buch (33 260) et les communes du bassin d’Arcachon
Samedi 23 février 2008, à 17h00, Plage de la Corniche au Pyla, la Ville de La Teste de Buch vous propose de participer au rassemblement organisé en soutien à Ingrid Betancourt par le Comité « Agir pour Ingrid ».
La Ville de La Teste de Buch et le Comité de soutien « Agir pour Ingrid » organisent un rassemblement pour la sixième année de détention d’Ingrid Betancourt. A cette occasion des roses blanches seront jetées symboliquement sur le bassin « le courant les emmenant vers la Colombie ». La pétition « Agir pour Ingrid » est à disposition en mairie, et espaces municipaux recevant du public.
De plus, l’ensemble des communes du bassin devrait être representé lors de ce rassemblement avec des personalités du bassin. Les Communes participant sont : Arès, Andernos, Arcachon, Biganos, Gujan-Mestras, La Teste de Buch, Audenge, Lanton, le Teich et Lège Cap Ferret.
Contact : Franck Coeffard
E-mail : franckcoeffard@voila.fr
Sainte-Savine (Aube, Champagne-Ardennes) : Un rassemblement, le 23 février.
La Ville de Sainte-Savine invite la population auboise à se rassembler le samedi 23 février de 14H00 à 15H00 sur le Parvis de la Maison pour Tous afin de signer la pétition demandant la libération d’Ingrid Betancourt et de former une chaîne humaine.
Ce rassemblement pour la libération des otages en Colombie sera l’unique organisé dans le département de l’Aube et dans la région Champagne-Ardenne. Nous invitons donc tou-te-s les citoyen-ne-s des communes avoisinantes à y prendre part massivement.
Contact : Gabriel Attal : 06.62.17.99.36.

La libération de quatre otages politiques des FARC interviendrait "d’ici à mardi"

Le fils d’un des parlementaires colombiens retenus en otages par les FARC et que la guérilla a promis de libérer, a déclaré jeudi que leur sauvetage se produirait "d’ici à mardi" dans le cadre d’une mission humanitaire coordonnée par le Venezuela. "Nous avons été informés que cela pouvait se produire très vite, c’est une question de jours, et nous nous attendons à ce que soit d’ici à mardi", a déclaré à la presse Sergio Perez à Caracas, le fils de l’ex-parlementaire Luis Eladio Perez. Luis Eladio Perez fait partie de parlementaires otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) qui doivent être prochainement libérés. Le 2 février, la guérilla s’est engagée à le remettre au président vénézuélien Hugo Chavez ainsi que Gloria Polanco, Orlando Beltran. Un quatrième parlementaire otage de la guérilla devrait aussi être libéré prochainement, a annoncé mercredi le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner de Caracas, à l’issue d’une rencontre avec le président Chavez. "A présent nous sommes informés qu’il s’agit de l’ancien sénateur Jorge Eduardo Gechem, nous sommes très satisfaits", a ajouté Sergio Perez. Mercredi de Bogota, l’épouse de l’ex-sénateur Jorge Eduardo Gechem, otage des Farc depuis six ans, avait en effet annoncé qu’il était sur le point d’être libéré. Ces quatre anciens élus font partie du groupe de 43 otages dits "politiques", dont trois Américains et Ingrid Betancourt , que les Farc proposent de relâcher en échange de 500 guérilleros emprisonnés. Le 10 janvier, les Farc avaient libéré Clara Rojas, ancienne collaboratrice de Ingrid Betancourt , et l’ex-parlementaire Consuelo Gonzalez, lors d’une mission de sauvetage qui avait été coordonnée par le Venezuela, la Colombie et le Comité international de la Croix Rouge (CICR).

Kouchner affirme que la France est résolue à obtenir la libération de tous les otages en Colombie


Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a déclaré jeudi que son pays était résolu à obtenir la libération de tous les otages détenus en Colombie, et pas seulement de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt qui a passé six ans en captivité.
M. Kouchner et le président colombien Alvaro Uribe se sont entretenus pendant une heure à Bogota sur la situation des centaines de personnes enlevées en Colombie, et le ministre français n'a écarté aucune médiation pour oeuvrer à leur libération. La veille, le chef de la diplomatie française avait évoqué le même sujet à Caracas avec le président vénézuélien Hugo Chavez.
Jeudi matin, M. Kouchner a rencontré dans la résidence de l'ambassadeur de France le mari d'Ingrid Betancourt et sa mère, Yolanda Pulecio. "Si Ingrid sort, ce qui j'espère arrivera bientôt, la France continuera à travailler pour tous (les otages) et je veux que les guérilleros le sachent", a-t-il affirmé.
Cette visite du chef de la diplomatie française intervient à quelques jours du sixième anniversaire de l'enlèvement d'Ingrid Betancourt, aujourd'hui âgée de 46 ans, qui est détenue depuis le 23 février 2002 par les FARC. AP

Le camp des Farc où sont retenus des otages a été localisé par l'armée

BOGOTA, 21 fév 2008 (AFP) - L’armée colombienne a localisé un camp de la guérilla des Farc dans le sud du pays, où sont retenus des otages pouvant être libérés prochainement, a affirmé jeudi le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos.
Le ministre a demandé aux dirigeants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) d’activer la libération de l’un des otages qui serait dans un mauvais état de santé. Trois anciens parlementaires colombiens, Gloria Polanco, Orlando Beltran et Luis Eladio Perez, seraient ainsi séquestrés dans ce camp des Farc, dans le sud du pays, selon le ministre. Le 2 février dernier, les Farc avaient proposé la libération de ces trois otages en les remettant au président du Venezuela Hugo Chavez. Mercredi dernier, lors de la visite au Venezuela du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, le président Chavez a annoncé qu’un quatrième otage des Farc serait aussi libéré. Présent à Bogota jeudi, M. Kouchner a déclaré que ce quatrième otage pourrait être l’ancien sénateur colombien Jorge Eduardo Gechem, enlevé le 20 février 2002. Compte tenu de son état de santé, M. Gechem pourrait ne pas être capable de parcourir les 15 km le séparant du lieu où sont regroupés les trois autres otages libérables, selon le ministre colombien de la Défense.

Ingrid Betancourt, la politique dans le sang

Ingrid Betancourt est née le 25 décembre 1961 à Bogotá, la capitale de la Colombie. Son père, Gabriel Betancourt, a été ministre de l'Education et sa mère Yolanda Pulecio est une ancienne reine de beauté, devenue sénatrice. Il est donc tout naturel qu'en grandissant, la jeune fille se passionne pour la politique. A 19 ans, elle s'envole vers la France pour étudier à Science Po Paris. Elle y rencontre le futur Premier ministre Dominique de Villepin, alors enseignant avec qui elle se lie d'amitié. En France, elle fait également la connaissance de son premier mari, Fabrice Delloye, un diplomate. Par son mariage, elle devient Française. Son retour en Colombie se fait quelques années plus tard, à son divorce en 1990.Contre la corruption.

Depuis l'époque de son adolescence, l'amour de la chose publique ne l'a pas quittée. Elle milite pour les Droits de l’homme et contre l’injustice, la corruption et les narcotrafiquants. En 1990, Ingrid revient donc à Bogotá. Elle entre au ministère colombien des Finances et découvre l'ampleur de la corruption qui ravage son pays. Passionnée et enragée, elle se bat pendant trois ans, avant d'être élue députée en 1994. Le slogan de sa campagne, «La corruption est le sida des Colombiens», choque et irrite. C'est sa force.En 1998, elle crée son parti, Oxígeno Verde (Vert Oxygène), puis est élue au Sénat. Avant de quitter son siège de sénatrice pour entamer sa campagne à l'élection présidentielle colombienne, elle déclare: «Quand je serai élue, ma première action sera de tous vous mettre à la porte car vous êtes tous corrompus.»L'enlèvementLe 23 février 2002, en pleine campagne présidentielle, Ingrid Betancourt est enlevée par les farc, en compagnie de sa directrice de campagne. Toutes deux avaient pris le risque de se rendre près de Florencia, à 600 km de Bogotá, malgré les multiples avertissements. Courage ou inconscience? Ce voyage aura valu aux deux femmes de nombreux mois de captivité dans la jungle colombienne. Clara Rojas a été libérée le 10 février 2008

21 février 2008

Ingrid Betancourt au bord de l'effondrement


L'otage Franco-colombienne Ingrid Betancourt, à bout de résistance et au bord de l'effondrement physique et moral, entame samedi sa septième année de détention aux mains des guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste)."Il y a extrême urgence et il faut vite sortir Ingrid de la jungle", affirme sa mère Yolanda Pulecio très affectée, comme tous les autres membres de la famille, après la diffusion en novembre d'images d'Ingrid Betancourt d'une maigreur extrême, abattue et désespérée, constituant les dernières preuves de vie.

TERREUR


Yolanda Pulecio traverse des moments de doutes intenses car elle est convaincue que le président colombien Alvaro Uribe demeure partisan de la manière forte pour libérer les otages. "J'éprouve en permanence la terreur que le gouvernement sache où se trouve Ingrid et ordonne à l'armée de bombarder", dit-elle."Je suis sûre que Hugo Chavez continuera à nous aider", ajoute immédiatement pour se rassurer Mme Pulecio selon laquelle le président du Venezuela est "l'unique médiateur" susceptible de convaincre la guérilla de libérer des otages et de gagner cette course contre la montre pour sauver sa fille.


Avancées


Miguel Ceballos, le directeur des études politiques de l'Université privée de Bogota "Sergio Arboleda" estime de son côté qu'il "ne paraît pas exister d'urgence pour le gouvernement colombien de proposer des mesures accélérant la libération d'Ingrid". "Devant le refus des Farc d'accepter la médiation de l'église, proposée par le gouvernement, le seul espoir actuel pour les otages est que la guérilla décide de faire un geste de bonne volonté envers le président Chavez", poursuit-il.Alors qu'Ingrid est en détention depuis six ans, cette année fut la première aussi riche en avancées et développements, positifs dans l'ensemble. La nomination fin août de Chavez comme médiateur sur ce dossier a permis, contrairement aux multiples tentatives d'intervention infructueuses du passé, l'établissement d'un dialogue avec la guérilla et d'obtenir des résultats concrets.


Libérations


En dépit de son éviction brutale décidée le 22 novembre par son homologue colombien et de la discorde qui suivit, Chavez a obtenu du Secrétariat des Farc (organe dirigeant) que des preuves de vie des otages, notamment d'Ingrid Betancourt et de trois Américains, soient remises aux familles. Puis début janvier 2008, la collaboratrice d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas et l'ex-congressiste Consuelo Gonzalez ont pu également retrouver la liberté, un nouveau cadeau des Farc à Chavez.Puis, début février, les rebelles ont annoncé les prochaines libérations unilatérales de trois autres parlementaires, otages depuis 6 ans. Enfin, les Farc ont proposé la libération d'un quatrième parlementaire colombien.


Mobilisation


Sur le plan international, le dossier Betancourt n'avait jamais autant mobilisé. L'analyste Leon Valencia, directeur de la Fondation "le nouvel arc-en-ciel" spécialiste des thèmes de paix a estimé que "les Farc ont opté cette fois pour une médiation directe avec un gouvernement étranger comme celui de Chavez"."En privilégiant les médiations avec des gouvernements étrangers, conclut-il, et dans cette logique, il est possible que les Farc remettent Ingrid au gouvernement (de Nicolas) Sarkozy moyennant une initiative pour les sortir de la liste européenne des groupes terroristes". Les Farc souhaitent échanger 43 otages dits "politiques", dont trois Américains et Ingrid Betancourt, contre 500 de leurs guérilleros emprisonnés en Colombie.

Kouchner en Colombie


Selon le ministre des Affaires étrangères, les FARC ont proposé de libérer quatre parlementaires colombien dans les prochaines semaines. Après Hugo Chavez, Bernard Kouchner doit rencontrer aujourd'hui le président colombien Alvaro Uribe.
«Le président Chavez nous a dit qu'il y aurait un quatrième otage qui serait liberé et non pas seulement trois et nous sommes très heureux de ça», a déclaré le ministre français à l'issue d'une rencontre avec Hugo Chavez. Il s'agit d'un parlementaire, dont l'identité sera révélée par Hugo Chavez. Cet otage s'ajouterait à la liste des trois anciens parlementaires colombiens, Gloria Polanco, Luis Eladio Perez et Orlando Beltran, que les Forces armées révolutionnaires de Colombie se sont engagées au début du mois à libérer.
La France n'entend pas lâcher le fil ténu qui pourrait mener à Ingrid Betancourt. C'est dans cet espoir que Bernard Kouchner s'est envolé hier pour le Venezuela et la Colombie. Il s'est entretenu hier à Caracas avec Hugo Chavez et sera aujourd'hui à Bogota où il rencontrera Alvaro Uribe, double étape indispensable pour relancer une dynamique apparemment enlisée. Avec ses interlocuteurs, le chef de la diplomatie devait évoquer les «propositions» mises en avant par Paris, notamment la piste des médiations suisse et espagnole. Mais dans l'attente d'éventuelles initiatives, le scepticisme prévaut. Le découragement, même, comme celui que vient d'exprimer Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, dans une lettre à sa fille : «Je ne vois aucune volonté politique de trouver un accord humanitaire» , écrit-elle, en incriminant tant le gouvernement colombien que les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) qui retiennent la Franco-Colombienne depuis 6 ans. La médiation de l'Espagne et de l'Église colombienne, elle, a été rejetée sans ménagement par les Farc qui se sont récemment déclarées en «guerre totale» contre l'armée. «Madrid et l'Église de Colombie, en prenant parti pour le gouvernement d'Uribe, se sont exclus eux-mêmes comme possibles médiateurs», déclaraient les rebelles la semaine dernière dans un communiqué.
Uribe vers un troisième mandat
À rebours de ce pessimisme, on veut faire valoir à Paris que le moment est opportun pour cette visite ministérielle dans un contexte où «chacun aurait intérêt à ce que les choses bougent», estime une source diplomatique. Politiquement affaiblies, les Farc connaissent une situation militaire difficile, ajoute-t-on. L'affaire du petit Emmanuel, jeune fils de l'otage Clara Rojas libérée en janvier, «retrouvé » dans un orphelinat a été préjudiciable aux rebelles. L'opinion colombienne, activement «chauffée» par Uribe, est prompte à exprimer son ras-le-bol de la guérilla. Le président colombien quant à lui, même s'il se sent en position de force, continue de voir sa situation empoisonnée par l'affaire des otages, notamment dans le cas où il aurait en tête de réformer la Constitution pour briguer un troisième mandat en 2010.

20 février 2008

“La situation est bloquée”


La parole à Alexandra Pineda, journaliste colombienne à RFI
Alexandra Pineda vit en France depuis vingt-cinq ans. Journaliste à la rédaction en espagnol de RFI, elle rentre tout juste d’une mission de deux semaines en Colombie. Le 4 février dernier, les Colombiens sont descendus en masse dans les rues de Bogota pour dénoncer les Farc.

Quelque chose serait-il en train de changer ?

Les récentes preuves de vie d’Ingrid Betancourt, la libération de Clara Rojas et de Consuelo Gonzalez le 10 janvier dernier, tout cela a secoué l’opinion et montré l’urgence de la libération des otages.

Comment l’opinion perçoit-elle l’action du président Alvaro Uribe ?

Si les Farc font l’unanimité contre elles, il y a de profondes divergences par rapport à la façon d’agir d’Alvaro Uribe. Certains soutiennent le Président qui souhaite une libération sans condition des otages, d’autres réclament une démilitarisation pour procéder à un échange humanitaire. Avant Uribe, sous la présidence de Pastrana, les gens ont cru que la paix, après cinquante ans de guerre civile larvée, était possible. Mais les négociations avec les Farc ont échoué. Le peuple a souhaité un homme à poigne, adepte de la manière forte, comme Uribe. Mais lui aussi a échoué...

Que demandent aujourd’hui les Farc ?

Elles souhaitent la création, pour une durée de quarante-cinq jours, d’une zone démilitarisée de 700 kilomètres carrés dans le sud du pays, à proximité des montagnes, pour pouvoir y amener les otages et avoir le temps de se replier.

Si les Farc acceptaient de libérer tous leurs otages, ne condamneraient-elles pas leur mouvement ?

Au contraire ! Si elles les libèrent et renoncent à certaines pratiques, comme la pose de mines antipersonnel, elles pourraient être vues en tant que forces belligérantes. L’origine politique de leur combat pourrait être reconnue. Aujourd’hui, on les voit comme des terroristes.

En France, Ingrid Betancourt symbolise le calvaire des otages colombiens. Est-elle aussi présente en Colombie ?

Pas vraiment. Et, pour certains, le fait que la France se focalise sur elle provoque un certain malaise. On a tendance à considérer que Paris ne s’intéresse qu’à Ingrid Betancourt alors qu’il y a au moins 700 autres personnes détenues.

Aujourd’hui, que peut-on espérer ?

La situation est de nouveau bloquée. Il n’y a pas de volonté d’avancer d’un côté comme de l’autre. La seule chose à espérer, c’est que les guérilleros comprennent le message envoyé par la population le 4 février dernier et libèrent les otages...

Kouchner au Venezuela et en Colombie pour Ingrid Betancourt

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se rend mercredi et jeudi au Venezuela et en Colombie, à la veille du sixième anniversaire de l'enlèvement d'Ingrid Betancourt.
Le ministre évoquera "l'urgence d'une solution humanitaire permettant de conduire à la libération des otages détenus en Colombie" par les forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), souligne le quai d'Orsay dans un communiqué.
Bernard Kouchner s'entretiendra mercredi à Caracas avec le président vénézuélien Hugo Chavez et jeudi à Bogota avec Alvaro Uribe, le chef de l'Etat colombien.
Paris insiste sur le fait que l'urgence humanitaire qui s'attache à la recherche d'une libération rapide des otages en Colombie et l'importance de l'Amérique latine dans l'action extérieure de la France sont "les deux volets majeurs" du déplacement de Bernard Kouchner.
Le 23 février marquera les six ans de détention de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
A cette occasion, ses proches organisent une semaine de mobilisation exceptionnelle, notamment en France.
Les récentes preuves de vie d'Ingrid Betancourt, la libération de Clara Rojas et de Consuelo Gonzalez le 10 janvier ont montré, selon eux, l'urgence de la libération des otages.
Les Farc ont proposé d'échanger la Franco-Colombienne et 42 autres otages contre 500 guérilleros emprisonnés et exigent dans ce but la démilitarisation de deux municipalités du sud du pays. Le président Alvaro Uribe s'est dit disposé à négocier cet échange mais refuse cette démilitarisation.
Au début du mois, les rebelles ont proposé de remettre trois otages en mauvaise santé au président vénézuélien Hugo Chavez et à une sénatrice colombienne.
Cette annonce a relancé l'espoir d'un accord sur la libération d'autres captifs, dont Ingrid Betancourt et trois Américains.

18 février 2008

LA TESTE DE BUCH


Samedi 23 février 2008, à 17h00, Plage de la Corniche au Pyla, la Ville de La Teste de Buch vous propose de participer au rassemblement organisé en soutien à Ingrid Betancourt par le Comité « Agir pour Ingrid ».
La Ville de La Teste de Buch et le Comité de soutien « Agir pour Ingrid » organisent un rassemblement pour la sixième année de détention d’Ingrid Betancourt. A cette occasion des roses blanches seront jetées symboliquement sur le bassin « le courant les emmenant vers la Colombie ». La pétition « Agir pour Ingrid » est à disposition en mairie, et espaces municipaux recevant du public.
De plus, l’ensemble des communes du bassin devrait être representé lors de ce rassemblement avec des personalités du bassin. Les Communes participant sont : Arès, Andernos, Arcachon, Biganos, Gujan-Mestras, La Teste de Buch, Audenge, Lanton, le Teich et Lège Cap Ferret.
Contact : Franck Coeffard


17 février 2008

Chavez s'est entretenu avec Sarkozy des otages en Colombie

CARACAS (AFP) - Le président du Venezuela Hugo Chavez a indiqué vendredi soir s'être entretenu avec son homologue français Nicolas Sarkozy sur l'échange des otages en Colombie, et a confirmé la venue le 20 février du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
"J'ai surtout discuté aujourd'hui (vendredi) avec le président français Nicolas Sarkozy de l'échange" entre 43 otages détenus par les Farc et 500 guérilleros emprisonnés en Colombie, a déclaré le président Chavez lors d'une émission sur la chaîne publique VTV.
"C'est avec un grand plaisir que nous allons recevoir le 20 février le ministre français" Bernard Kouchner pour parler de ce dossier", a-t-il poursuivi, expliquant que cette visite servira à "évaluer et envoyer plus de détails (à M. Sarkozy)" sur la libération unilatérale de trois ex-parlementaires capturés en 2001 annoncée début février par la guérilla marxiste.
Si cette libération se concrétise, elle sera la deuxième depuis la décision de président Alvaro Uribe de mettre un terme à la médiation de M. Chavez et de la sénatrice colombienne Piedad Cordoba pour un échange d'otages.
Le 10 janvier, M. Chavez avait reçu à Caracas Consuelo Gonzalez et Clara Rojas, libérées unilatéralement par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui avaient expliqué qu'il s'agissait d'un geste vis-à-vis du président du Venezuela. Vendredi, M. Chavez a souligné par ailleurs que M. Sarkozy a réaffirmé lors de leur conversation la confiance portée aux actions du gouvernement vénézuélien pour parvenir à un échange d'otages, parmi lesquels l'ex-candidate à la présidentielle, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ainsi que trois Américains.

Colombie - Mais qui sont les Farc ?



A l’origine organisation marxistre-léniniste, les Farc, classées organisation terroriste, se sont spécialisées dans la drogue et l’enlèvement contre rançon.
Une lettre digne et émouvante : douze pages qu’Ingrid Bettancourt a écrite à sa famille. Des mots qui renvoient à sa solitude, à la fatigue, aux privations, à l’espoir : « Je vais mal physiquement, Je ne me suis pas réalimentée, j’ai l’appétit bloqué, les cheveux me tombent en grande quantité. Je n’ai envie de rien car, ici, dans cette jungle, l’unique réponse à tout est “Non”… La vie ici n’est pas la vie, c’est un gaspillage lugubre du temps… »Voilà plus de cinq ans qu’Ingrid Bettancourt est l’otage des Farc. Mais qui sont ces Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (en français : Forces armées révolutionnaires de Colombie) qui, le 23 février 2002, ont enlevé la Franco-Colombienne ?
Impôt sur la drogue
De leurs origines marxistes-léninistes, les Farc ont gardé la rigidité de la hiérarchie, une bureaucratie crispée et l’interdiction d’émettre la moindre critique sur un chef. Pour le reste, cette organisation, classée terroriste par les Etats-Unis et l’Union européenne, a développé une curieuse approche du grand soir au profit des damnés de la terre. Disposant d’environ 15.000 combattants, bien armés et surentraînés, dont plus du tiers de femmes, elle a donné une étonnante orientation aux sources de financement de son budget quotidien, estimé à 1 million de dollar. La « vacuna » (vaccin), impôt révolutionnaire prélevé autrefois sur les éleveurs de bétail, s’est, au fil des années, transformée en « gramaje » (grammage) calculé sur la production de cocaïne par les narcotraficants, actifs dans le pays. Et de s’impliquer même plus avant dans le trafic. Autre origine des fonds : les rançons liées aux enlèvements, comme celui d’Ingrid Bettancourt. Le Département national de planification colombien a calculé qu’entre 1996 et 2002, près de 27.000 assassinats, 2.700 enlèvements et 862 attentats ont été commis en moyenne par an dans le pays. Dans 60 % des cas, l’origine se trouvait chez les Farc.
Manuel Marulanda, à la tête d’une véritable armée
Mercredi soir, Nicolas sarkozy, envoyait ce message télévisé à Manuel Marulanda, le chef des Farc : « Monsieur Marulanda, vous le savez, je ne partage pas vos idées et je condamne vos méthodes, notamment les enlèvements qui plongent tant de familles dans le malheur. Aucune lutte n’a de sens sans la dignité de l’être humain, qui est la seule fin possible à toute action politique… Monsieur Marulanda, il faut sauver une femme en danger de mort. Je forme un rêve : celui de voir Ingrid au milieu des siens pour Noël. Monsieur Manuel Manuel Marulanda, vous pouvez réaliser ce rêve, vous pouvez sauver cette femme, vous pouvez montrer au monde que les Farc comprennent les impératifs humanitaires. Monsieur Marulanda, vous portez une lourde responsabilité. Je vous demande de l’assumer. ».
Mais qui est Manuel Marulanda ? Ce nom est nom de guerre de Pedro Andonio Marin, également appelé « Tirofijo » (tir précis, NDLR) est né le 12 mai 1930. Au début des années cinquante, alors que la Colombie est en proie à une guerre civile sanglante, il créé une milice paysanne d’autodéfense. Une de plus dans un pays qui s’enfonce dans l’anarchie. Si beaucoup de ces groupes armés se laissent aller au grand banditisme, celui de Marulanda, influencé par le marxisme-léninisme et la révolution cubaine, résiste à cette dérive. En 1964, Tirofijo le transforme en Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (Farc). On dit que, dans la clandestinité depuis plus de quarante ans, il vit au milieu de la jungle colombienne, qu’il ne se serait pas rendu en ville depuis plus de trente ans et qu’il n’aurait jamais vu Bogota, la capitale. Il n’a jamais été arrêté. On dit aussi qu’aujourd’hui il serait malade...
Uribe, le président inflexible
Les Farc l’accusent d’être « le valet de George Bush ». Elu à la présidence de la Colombie le 7 août 2002, réélu le 28 mai 2006, Alvaro Uribe leur voue une haine sans merci, depuis qu’en 1983 ils ont assassiné son père. Né le 4 juillet 1952 à Medellin, Alavaro Uribe, cet avocat, père de deux enfants, Thomas et Jeronimo, a fait ses études à l’université d’Antioquia, avant de se spécialiser en administration et gestion sur le campus de l’université américaine de Harvard. Ancien gouverneur de la province d’Antioquia, dont la capitale est Medellin, il est souvent présenté comme un homme autoritaire et conservateur. Il n’empêche que sa « politique de main dure » contre les Farc a donné quelques résultats : en deux ans, les opérations de police ont permis de libérer cinq cents otages, tandis que de 2002 à 2005, le nombre d’homicides a chuté de 28.700 à 18.000. Sur le plan économique, il peut également se targuer de bons résultats, comme une croissance de 5 %. Celle-ci cependant ne suffit pas à endiguer la misère tandis que les paysans, chassés des campagnes par la guerre, s’agglutinent autour des villes. Bien qu’il s’en défende, l’opposition lui reproche des liens avec les milices paramilitaires d’extrême droite.
Brian libéré par une guerillera
Brian Rincon Arias a 4 ans. Les Farc, qui l’avaient enlevé en juin dernier dans une école maternelle de Cucuta, exigeaient, selon le quotidien El Tiempo, une rançon de 250.000 dollars, soit 169.000 euros, pour sa libération. Une guerillera, chargée de le garder, semble avoir eu pitié de ce gosse privé ainsi de sa famille. Et de douter de la justesse d’une lutte qui retient des enfants en otages. Elle a pris le petit Brian dans ses bras et, marchant à travers la jungle, a rejoint, mardi dernier, la base militaire d’Arauquita, au nord de la Colombie. Image émouvante diffusée par la chaîne RCN : avant de retrouver sa famille, Brian se serre dans les bras de la femme qui l’a sauvé. Elle devrait intégrer un programme gouvernemental mis en place pour aider les déserteurs des Farc à se réinsérer. Cette année, 2603 désertions ont été enregistrées, soit une augmentation de 42 % par rapport à 2006.

A Bogota, les familles des militaires otages des FARC luttent contre l'oubli

Tous les matins, à 5 heures, Magdalena Rivas décroche son téléphone. Une fois, deux fois, vingt fois si la ligne est occupée, elle compose le numéro de la radio. Puis elle attend son tour. "C'est souvent la maman d'Ingrid Betancourt qui parle. Elle aussi appelle tous les jours", explique Magdalena. Une fois à l'antenne, elle dit quelques mots à son fils adoré, Elkin Fernandez, otage dans la jungle depuis neuf ans et quatre mois.
Il avait 22 ans, un uniforme de sous-lieutenant et un sourire éclatant. Il a été capturé à un barrage de la guérilla, sur la route de Paujil, dans le sud de la Colombie. Depuis, sa famille a reçu en tout et pour tout trois "preuves de vie". Sur la dernière vidéo, arrivée en juillet 2007, "Elkin est à bout de forces", soupire sa soeur, Margarita. Elle sort de son sac la première carte, tendre et enjouée, que le militaire a écrite en captivité, quand "il avait encore la pêche".
Le matin, Margarita est institutrice. L'après-midi, elle rejoint, dans le centre de Bogota, le petit bureau de l'Association des familles de policiers et de militaires séquestrés par la guérilla (Asfamipaz), dont elle est la vice-présidente. Sur le mur, les photos des hommes en uniforme. Des pancartes exigent "un échange humanitaire, tout de suite".
Trente-quatre soldats et policiers font partie du groupe d'otages que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) prétendent négocier contre les guérilleros sous les verrous. Asfamipaz supplie le gouvernement d'accepter un tel échange. En 2001, la guérilla avait libéré quelque 300 militaires contre 14 guérilleros. Les gradés sont restés captifs. Certains d'entre eux sont prisonniers depuis dix ans. Le capitaine Julian Guevara est mort en janvier 2006, après huit ans de captivité, sans que sa famille ait jamais pu récupérer son corps. "Les militaires ont été capturés alors qu'ils risquaient leur vie pour défendre la Constitution. Pourtant, ils sont traités par le gouvernement et l'opinion comme des otages de deuxième classe", souligne Marleny Orjuela, présidente d'Asfamipaz, dont le neveu a été otage de la guérilla. "Cela fait mal de voir qu'à l'étranger il n'y en a que pour Ingrid Betancourt", soupire-t-elle, avant d'ajouter : "Mais si Ingrid n'existait pas, les autres otages seraient depuis longtemps oubliés."
Les militaires sont pour la plupart des fils de pauvres. La loi oblige l'armée à payer 75 % de leur salaire à leur famille (le reste sera versé le jour de leur libération). C'est peu pour élever des enfants. Asfamipaz vit de la générosité des ambassades européennes à Bogota, "de la Suède surtout, de la France un peu", précise Margarita.
A deux rues de là, sur la place Bolivar, où siège le Congrès, les familles d'Asfamipaz se retrouvent tous les mardis, à l'heure du déjeuner. Sous l'oeil indifférent des passants, une douzaine de mères et quelques pères brandissent leurs banderoles jaunies pour exiger l'ouverture de négociations avec la guérilla. Luis Eladio Pinchao, dont le fils s'est échappé, en mai 2007, après plus de huit ans de captivité, est là. "Quand nous avons créé Asfamipaz, nous avons juré de rester solidaires jusqu'à ce que le dernier militaire soit libéré", explique-t-il. La plupart des familles vivent en province. Certaines, à Bogota, n'ont pas de quoi se payer le bus pour venir. "Et les familles des politiques, on ne les voit que quand les journalistes sont là, pour la photo. Alors, forcément, nous ne sommes pas nombreux", regrette Margarita.
"Ce n'est pas la douleur physique qui m'arrête, ni les chaînes à mon cou qui me tourmentent, mais l'agonie mentale, la méchanceté du mauvais et l'indifférence du bon", écrivait le colonel Luis Mendieta dans sa dernière lettre. Fin 2007, les images des otages décharnés, souvent enchaînés, le récit de leur martyre ont bouleversé l'opinion publique. Ces "preuves de vie" ont été le détonateur des manifestations contre les FARC, le 4 février.
"Nous avons peur que les manifestations n'aient servi qu'à conforter l'intransigeance du gouvernement", soupire Marleny Orjuela. Le bruit court que le président vénézuélien Hugo Chavez aurait obtenu des FARC la promesse de libérer tous les civils. La guérilla a annoncé, le 2 février, la prochaine libération de trois d'entre eux. "Une fois les civils libérés, le président colombien Alvaro Uribe n'aura plus d'excuses pour refuser de négocier un échange de prisonniers de guerre, comme le prévoit le droit international humanitaire", affirme un diplomate.
Asfamipaz craint que soldats et policiers ne fassent les frais de cette stratégie. "Seront-ils les derniers à être libérés ?", s'interroge, angoissée, Mme Orjuela. "Chavez est un militaire qui devrait se soucier des militaires", plaide Margarita. Les deux femmes continuent de faire confiance au président vénézuélien, récusé par Bogota. Mais elles s'apprêtent à faire renouveler les statuts d'Asfamipaz, créée pour dix ans. Comment auraient-elles pu imaginer que le calvaire de leurs proches allait durer si longtemps ?

La mère d'Ingrid Betancourt lui écrit qu'il n'y a pas de volonté de négocier

Yolanda Pulecio, la mère de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, retenue en otage par les Farc depuis près de six ans, a écrit dans une lettre à sa fille que la guérilla et le gouvernement colombien n'avaient pas la volonté de négocier un échange.
«Je ne vois aucune volonté politique de trouver un accord humanitaire. S'ils avaient voulu le faire, vu le nombre de fois où cela a échoué, ils auraient déjà libéré tous les otages», écrit Yolanda Pulecio dans une lettre publiée samedi par l'hebdomadaire colombien El Espectador.«C'est sans intérêt. Tout ce qu'ils disent n'est que mensonge et je ne veux pas me laisser berner», a ajouté la mère de l'ex-candidate à la présidence colombienne, qui est retenue en otage par les Forces armées révolutionnaires de la Colombie (Farc) depuis le 23 février 2002.Les rebelles ont proposé d'échanger Ingrid Betancourt et 42 autres otages contre 500 des leurs emprisonnés et ils exigent pour cela la démilitarisation de deux municipalités du sud du pays. Le président Alvaro Uribe s'est dit disposé à négocier l'échange mais il refuse la démilitarisation.Mme Pulecio a écrit sa lettre en réponse à celle de sa fille, longue de 15 pages, datée du 24 octobre dernier et rendue publique en novembre, qu'elle lui avait envoyé depuis son lieu de détention dans la jungle colombienne.«Fille de mon âme: ta lettre a atteint mon âme. C'est le plus divin. Dieu merci, je n'ai jamais douté que tu étais en vie», écrit Mme Pulecio, qui s'inquiète de la santé de sa fille, apparue très amaigrie et déprimée dans une vidéo diffusée au même moment que sa lettre.Mme Pulecio écrit aussi à sa fille que le gouvernement français a été «totalement solidaire» et que le président vénézuélien, Hugo Chavez, est «sincèrement motivé» pour obtenir la libération des otages.

16 février 2008

La commune de La Teste de Buch s'engage pour Ingrid

Le samedi 23 février 2008 sera pour Ingrid BETANCOURT sa sixième année de captivité dans la jungle colombienne, les villes du Bassin d'Arcachon, et en particulier la commune de La Teste de Buch, souhaitent apporter un soutien fort à Ingrid et à sa famille. C'est pour cela que M. ACOT-MIRANDE, maire de la Teste, organise avec son équipe un rassemblement sur la plage de la Corniche, cette cérémonie « des fleurs pour Ingrid » de déroulera à 17 h , des fleurs seront lancées dans le bassin symboliquement en direction de la Colombie.
L'ensemble des élus du bassin est convié à cette réunion.
La mairie de La Teste de Buch a décidé d'afficher les portraits d'Ingrid dans les lieux public et de mettre la pétition à disposition des habitants.
La quasi totalité des autres communes se sont joints à notre comité de soutien.
Aujourd'hui il existe un ou plusieurs portraits d'Ingrid dans les communes suivantes,
Arès, Andernos, Audenge, Lège-Cap Ferret, Gujan-Mestras, Le Teich et Biganos.

15 février 2008

Ingrid Betancourt. Un sixième et dernier concert ?

Le sixième concert de soutien à Ingrid Betancourt, dimanche, à La Méaugon, célèbrera-t-il enfin la libération de la Colombienne ? Martine Gauffeny, de l’association Otages du Monde, ose l’espérer.
Pourquoi cet espoir soudain ? Vendredi dernier, la médiatrice colombienne Piedad Cordoba a exprimé son « absolue certitude qu’Ingrid Betancourt sera libérée dans très peu de temps ». On peut lui faire confiance. Elle s’est fortement impliquée dans la récente libération de Clara Rojas et de Consuelo Gonzalez. D’autre part, le contexte évolue. On annonce quatre nouvelles libérations. De plus, on dit les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) désorganisées, ayant perdu 8.000 hommes dans les combats avec l’armée.
La libération d’Ingrid est-elle assurée ? Non. Nous sommes d’autant plus prudents et inquiets que l’état de santé d’Ingrid est alarmant. Est-elle encore vivante ? Les Farc ont-elles intérêt à la libérer ? Ou à la laisser mourir ? Sa détresse doit être immense car, non seulement, elle ne bénéficie pas d’un régime de faveur mais elle se trouve avec un groupe d’otages qui lui sont hostiles.
Une intervention armée ne serait-elle pas nécessaire ? Ce serait le massacre garanti des otages. Un accord humanitaire est préférable. Notamment par la démilitarisation de deux provinces au pied des montagnes, le temps des négociations avec les représentants des Farc, en présence d’émissaires français, italiens et suisses et, éventuellement, d’une force de protection de l’ONU.
Un concert de soutien est-il vraiment utile ? La mobilisation des opinions publiques est essentielle. Rien de pire que l’oubli. Sans cette pression, le président Uribe serait-il venu en Europe ? En tout cas, les artistes, eux, sont de plus en plus nombreux à chaque concert. Ils seront douze, dimanche, dont : Anne Vanderlove, Adèle, Luluqui, Swing Bazar, Nid de Coucou, Monsieur Ogh, Maloh, Louis Capart, Dominique Babillote... Sans oublier le match d’improvisation théâtrale, demain, entre les troupes Colibris, de Saint-Brieuc et Lilann, de Lannion.

14 février 2008

Les autorités de Bogota ne croient pas à une libération rapide d'Ingrid Betancourt

Dire que les autorités colombiennes sont agacées par le "cas" Ingrid Betancourt - c'est-à-dire la propension de la France à jauger leur pays sur le seul critère du sort de l'otage franco-colombienne aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) - relève de l'euphémisme. Ce faisant, estime Fernando Araujo, ministre colombien des affaires étrangères, la presse française met surtout en exergue les "aspects négatifs" de la Colombie. "Elle s'occupe exclusivement d'Ingrid Betancourt et des otages ; elle reflète l'opinion de sa famille et des comités pour sa libération", dit-il.
Enlevé "avant Ingrid", le 4 décembre 2000, détenu pendant "six ans et vingt-sept jours" par les FARC, puis évadé le 31 décembre 2006 à la faveur d'une opération de l'armée colombienne, Fernando Araujo n'a aucun doute quant à la meilleure manière de libérer les otages : "Quand j'étais prisonnier, j'ai toujours souhaité qu'une opération soit montée pour me sauver, malgré les risques." Il connaît bien les guérilleros révolutionnaires : "Leur pensée, leur vision du monde et leur façon de le comprendre sont totalement opposées aux nôtres. Leur endoctrinement est de type marxiste ; ils justifient la terreur et, pour eux, la fin justifie les moyens."
"Ingrid, insiste de son côté le vice-ministre de la défense, Juan Carlos Pinzon, est seulement une des otages. Notre voeu est que tous, et non un seul, puissent rentrer chez eux." Dans la logique des FARC, explique-t-il, il est probable que, si un otage "a manifestement plus d'importance sur le plan médiatique, ils en fassent un "actif" politique". Le général Freddy Padilla de Leon, chef d'état-major des armées, est encore plus explicite : "Il y a plus de 720 otages, dont 42 ont une "valeur particulière", parmi lesquels Ingrid. Pour les FARC, ils signifient la seule possibilité de communiquer avec le peuple colombien, avec les gouvernements colombien et français, avec la communauté internationale."
Dès lors, poursuit le général Padilla, ces otages "acquièrent une valeur marchande, de troc, ce qui a des conséquences politiques : la dernière chose que feraient les FARC, ce serait de libérer ces personnes. Parce qu'ils (les dirigeants des FARC) se rendent compte tous les jours du bénéfice politique qu'elles représentent." Le chef de l'armée colombienne estime que la "seule approche" possible est d'obtenir la "liberté immédiate et sans conditions" des otages. Il constate en outre que le cas d'Ingrid Betancourt a exercé "une trop grande prépondérance, jusqu'au point d'influencer les relations entre la France et la Colombie. Nous n'avons pas été capables de séparer les deux choses", regrette-t-il.
Les militaires colombiens soutiennent le projet d'un "échange humanitaire" avec les FARC (otages contre guérilleros emprisonnés), mais ils sont hostiles à la création d'une nouvelle "zone démilitarisée" sur le modèle de celle de Caguan (de 1999 à 2002). Les FARC, soulignent-ils, en avaient profité pour se renforcer et terroriser la population. Leur position sur la meilleure stratégie pour libérer les otages (outre une opération militaire) semble se résumer à ceci : moins de diplomatie publique, et plus de négociations parallèles discrètes.

Ingrid Betancourt: Lula se redit prêt à participer à sa libération

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a réaffirmé mardi que son pays était prêt à «participer à tout effort (...) humanitaire» pour la libération des otages retenus en Colombie, notamment la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.«Le Brésil est disposé à participer à tout effort pour que, dans le cadre d'une action humanitaire, nous puissions libérer tous les otages» en Colombie, a déclaré M. Lula, interrogé sur ce point lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre en Guyane avec son homologue français Nicolas Sarkozy.«Bien sûr, il faut tenir compte de la sensibilité politique des gens. Tout ce que nous pouvons faire, il faut le faire avec l'accord du gouvernement colombien, sinon ça devient plus difficile», a-t-il averti.M.Sarkozy a pour sa part «salué le président Lula pour les efforts qu'il a entrepris pour la libération d'Ingrid Betancourt».

12 février 2008

Ingrid Betancourt libérée "dans très peu de temps" ?

Dans une interview à RFI, la médiatrice colombienne Piedad Cordoba a exprimé son "absolue certitude qu'Ingrid Betancourt sera libérée dans très peu de temps".
Par Cyriel Martin
"Je veux le dire à la France, à la communauté internationale : qu'ils aient l'absolue certitude qu'Ingrid sera libérée dans très peu de temps. Très bientôt, nous allons pouvoir l'embrasser." Vendredi 8 février, RFI colomie, la sénatrice Piedad Cordoba a relancé l'espoir d'une libération rapide d'Ingrid Betancourt. Piedad Cordoba n'est pas une illustre inconnue. Intermédiaire entre le Venezuela et la Colombie dans le dossier des otages des Farc, elle s'était déjà fortement impliquée dans la libération de Clara Rojas et de Consuelo Gonzalez , le 10 janvier dernier. Mais surtout, elle connaît personnellement Ingrid Betancourt. En 1999, Ingrid Betancourt fait libérer Piedad Cordoba Le site Internet du comité de soutien à l'otage franco-colombienne , relate en effet qu'en 1997, Ingrid Betancourt avait "tenu à rencontrer, secrètement et en pleine jungle, Manuel Marulanda, le chef historique des Farc". Un entretien qui eut lieu, selon Juan Carlos Lecompte, le mari d'Ingrid Betancourt, "grâce aux contacts privilégiés de Piedad Cordoba, qui avait organisé l'entrevue clandestine". Mais surtout, en 1999, alors qu'Andrés Pastrana, le président colombien de l'époque, mène une politique répressive contre les AUC (Autodéfenses unies de Colombie, l'autre mouvement paramilitaire), ces derniers avaient pris en otage Piedad Cordoba. Une captivité de trois semaines à laquelle Ingrid Betancourt avait mis fin en allant rencontrer, dans son fief, Carlos Castaño (alors dirigeant des AUC). Trois jours après, les paramilitaires décidèrent de libérer leur otage. "Il faut rester très prudent" (Mélanie Delloye) Aujourd'hui, la sénatrice colombienne essaie donc d'oeuvrer à son tour pour Ingrid Betancourt. "Oui, j'ai une grande affection pour Ingrid", a-t-elle déclaré dans la même interview donnée quelques heures avant son départ pour Caracas, où elle va prendre part à la libération de trois nouveaux otages . Dans une interview accordée dimanche à la radio colombienne Caracol , la fille d'Ingrid Betancourt, Mélanie Delloye, a accueilli avec espoir et prudence les déclarations de Piedad Cordoba. "J'ai une grande confiance dans la sénatrice PC, dans son immense travail pour faciliter la libération de tous les otages. Il doit donc y avoir quelque chose de vrai dans ce qu'elle dit, mais il faut rester très prudent." Enfin, Mélanie s'est adressée directement à sa mère : "J'espère que tout cela est vrai, et que rapidement on pourra s'embrasser."

10 février 2008

Colombie-présidentielle: la campagne virtuelle d'Ingrid Betancourt, séquestrée par la guérilla

Article mai 2002

BOGOTA, samedi 25 mai 2002 (LatinReporters.com) - Kidnappée il y a trois mois dans le sud colombien par des guérilleros marxistes des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), Ingrid Betancourt a mené, par amis et parents interposés, une campagne virtuelle pour l'élection présidentielle colombienne de ce dimanche 26 mai. Une photo grandeur nature transportée par sa mère et son mari a assuré la participation symbolique d'Ingrid, candidate écologiste, à des tables rondes et meetings électoraux. Une loi permet aux Colombiens aspirant à une charge publique de continuer à la briguer en cas de séquestration.
Ex-parlementaire de 40 ans, controversée en Colombie pour son franc-parler contre la corruption et le clientélisme en politique, Ingrid Betancourt fut enlevée le 23 février dernier en tentant d'atteindre par la route, à 600 km au sud de Bogota, la zone neutre octroyée aux FARC en novembre 1998. De violents combats agitaient cette zone, le président Andres Pastrana ayant ordonné sa reconquête par l'armée trois jours plus tôt, le 20 février, date de la rupture de trois ans de pourparlers de paix avec les rebelles.
Un détachement de guérilleros a intercepté la candidate présidentielle et sa collaboratrice Clara Rojas, candidate à la vice-présidence, à proximité de San Vicente del Caguan, chef-lieu de la zone neutre, où Ingrid Betancourt voulait saluer le maire local, élu de son parti écologiste Oxygène vert. Quelques heures plus tôt, Ingrid Betancourt avait sollicité une protection officielle pour ce voyage. Les autorités lui répondirent en lui déconseillant un tel déplacement, soulignant ses risques.
Pour réclamer la libération d'Ingrid Betancourt, de nombreuses voix se sont élevées en Europe, dont celle du président français Jacques Chirac. Ingrid jouit aussi de la nationalité française grâce à son premier mariage avec un diplomate de l'Hexagone, père de ses deux enfants, Mélanie (16 ans) et Lozenzo (13 ans), qui vivent hors de Colombie par sécurité.
Jacques Chirac a demandé à plusieurs présidents latino-américains, notamment au vénézuélien Hugo Chavez, d'intervenir auprès des FARC pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt. Les partis écologistes des cinq continents se sont également mobilisés.
Quant à la famille de l'infortunée, ses appels répétés aux rebelles n'ont pas eu plus d'effets que les démarches officielles. Prétendant échanger leurs otages politiques contre des guérilleros prisonniers, les FARC sont même restés insensibles à la mort du père d'Ingrid, Gabriel Betancourt, décédé à 83 ans dans la tristesse, un mois jour pour jour après l'enlèvement de sa fille. Il passa les dernières 48 heures de sa vie devant le téléphone, espérant un appel d'Ingrid, qui ignore peut-être encore aujourd'hui la mort de son père.
Ancien ministre de l'Education, Gabriel Betancourt fut aussi, à Paris, ambassadeur de Colombie auprès de l'UNESCO, puis sous-directeur de cet organisme culturel des Nations unies. Le français sans accent d'Ingrid et son diplôme de Sciences-Po de l'Institut d'études politiques de Paris datent de cette époque.
Aux législatives colombiennes de 1994, Ingrid Betancourt fut élue à la Chambre des représentants (députés), après une campagne très remarquée de distribution de préservatifs symbolisant, selon Ingrid, "le combat contre le sida de la corruption".
En 1998, elle devenait sénatrice avec 160.000 voix de préférence, soit le plus haut score personnel parmi les candidats aux législatives de cette année-là. Elle claquait rapidement la porte de la Chambre haute, la qualifiant de "nid de rats", et revenait à Paris pour y rédiger son best-seller "La rage au coeur".
Ecrit en français et traduit en espagnol plusieurs mois seulement après sa publication à Paris, ce que les Colombiens ont peu apprécié, le livre "La rage au coeur" a été vendu à 120.000 exemplaires en France. Il a aussi été favorablement remarqué aux Etats-Unis sous le titre "Until Death Do Us Part".
L'ouvrage dénonce la corruption du pouvoir en Colombie et notamment l'emprise de la drogue sur la politique. A ce propos, moins de trois semaines avant son enlèvement par les FARC, Ingrid Betancourt avait rencontré les chefs de cette guérilla marxiste avec lesquels le pouvoir négociait encore et leur avait reproché de financer leur lutte par le trafic de cocaïne, les enlèvements et l'extorsion sous menace.
Les derniers sondages n'octroient que moins de 2% des intentions de vote à Ingrid Betancourt. Sa personnalité semble plus appréciée en Europe qu'en Colombie même, où une partie de la classe politique et des médias attribuent à une soif de notoriété son imprudence qui a débouché sur son enlèvement par la guérilla.
Son mari, le publiciste colombien Juan Carlos Lecompte, et sa mère, Yolanda Pulecio, ont représenté Ingrid dans de nombreuses réunions de la campagne électorale. Il était habituel de voir la photo grandeur nature de la candidate écologiste mêlée, à la table des débats, à d'autres candidats à la présidence.
La mission d'observateurs de l'Organisation des Etats américains (OEA) veillant à la régularité de l'élection du 26 mai a réclamé vendredi "la libération immédiate" d'Ingrid Betancourt. Le coordinateur de cette mission, l'argentin Santiago Murray, souligne que c'est la première fois qu'à sa connaissance une personnalité séquestrée figure officiellement parmi les candidats d'une élection présidentielle.

Notre combat pour Ingrid, la maman de Sara et tous les autres

Voila pourquoi nous nous battons, pourquoi notre engagement est si important. Notre engagement est pour Mélanie, Lorenzo et bien sur Sara et tous les autres enfants privés de l'amour et de l'éducation de leurs parents souffrant dans la jungle colombienne.

http://www.agirpouringrid.com/otages/ib/fr/index-video.htm

Les trois otages qui doivent être libérés sont "en forme"

BARINAS (Venezuela) - Les trois ex-parlementaires colombiens, otages que la guérilla des Farc a promis de libérer, sont "en forme", a annoncé samedi à leurs familles le président vénézuélien Hugo Chavez.
"Les informations dont nous disposons indiquent qu'ils sont en forme. Espérons que comme Clara (Rojas) et Consuelo (Gonzalez), ils s'en sortent en pleine santé", a déclaré M. Chavez au cours de sa première rencontre avec les familles des otages.
La rencontre qui a eu lieu à Barinas, à 400 km au sud-ouest de Caracas, a été restransmise en direct par la chaîne de télévision publique VTV.
Les parents de Gloria Polanco, de Luis Eladio Perez et d'Orlando Beltran étaient arrivés à Caracas lundi dernier, deux jours après que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) eurent annoncé qu'elles allaient les libérer pour des raisons de santé et qu'elles les remettraient au président vénézuélien.
Le président Chavez a assuré qu'il travaillait "sans relâche" pour récupérer les trois ex-parlementaires.
"Nous travaillons sans relâche", a-t-il déclaré à la presse, indiquant que l'obtention des coordonnées pour le rendez-vous de remise des otages était l'une des dernières choses qui restait à accomplir.
La guérilla marxiste avait annoncé samedi dernier la prochaine libération "unilatérale" de ces ex-parlementaires capturés en 2001.
Ces anciens élus font partie du groupe de 43 otages dits "politiques", dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, que les Farc proposent de relâcher en échange de 500 guérilleros emprisonnés.
Le 10 janvier dernier, les Farc ont libéré Clara Rojas, ancienne collaboratrice d'Ingrid Betancourt, candidate à la présidentielle colombienne, et l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez, à la suite d'une médiation du président vénézuélien.

8 février 2008

La mère d'Ingrid Betancourt critique Bogota pour son refus de négocier avec les FARC

La mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio, en visite en Italie où elle doit rencontrer le pape, a appelé mardi à un changement de gouvernement en Colombie, critiquant vivement le président Alvaro Uribe pour son refus de négocier avec la guérilla des FARC en vue de la libération des otages.
Mme Pulecio a expliqué qu'elle demanderait à Benoît XVI, qu'elle rencontre mercredi, de prier pour un miracle: "Dieu veuille que le gouvernement change, c'est le miracle que je vais lui demander. Je lui demanderai aussi un autre miracle de la part de la guérilla. Je pense que le pape va m'aider à demander à Dieu qu'il change cette situation", a-t-elle déclaré.
Au cours d'une conférence de presse conjointe avec le maire de Rome Walter Veltroni, elle a expliqué avoir reçu plus de soutien de la part des pays européens et latino-américains que du gouvernement d'Alvaro Uribe: "je suis venue en Italie pour qu'on continue à lui réclamer de changer d'attitude, pour qu'on ne continue pas d'opération militaires pour libérer les otages, ce qui met leur vie en danger", a-t-elle déclaré. "La solution, pas seulement pour les otages, mais pour la paix, doit se rechercher au travers du dialogue".
Yolanda Pulecio a en revanche salué le rôle du président vénézuélien Hugo Chavez, dont la médiation a déjà permis la libération de plusieurs otages, dont Clara Rojas, la directrice de campagne de sa fille Ingrid. "Son appui a été très important pour nous, il nous a aidés avec sincérité, une grande compréhension de la situation et une grande solidarité", a ajouté Mme Pulecio, les larmes aux yeux en évoquant sa souffrance à la réception des dernières preuves de vie d'Ingrid Betancourt.

7 février 2008

La mère d'Ingrid Betancourt reçue par Benoît XVI

CITE DU VATICAN - Le pape Benoît XVI a reçu mercredi la mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio, et lui a dit prier pour l'ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, otage de la guérilla des FARC depuis février 2002.
Le souverain pontife a eu un court entretien avec Yolanda Pulecio à l'issue de son audience hebdomadaire au Vatican. Tout de noir vêtue, la mère de l'otage était en larmes.
"Dès que je lui ai dit que j'étais la mère d'Ingrid Betancourt, il m'a répondu: 'je prie beaucoup pour cet enfant, je sais dans quelle difficulté elle se trouve"', a-t-elle ensuite déclaré.
Mme Pulecio a demandé au pape de prier pour la liberté des centaines d'otages détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Elle a également exprimé le souhait que le président colombien Alvaro Uribe accepte de négocier avec cette guérilla et renonce à toute opération militaire qui mettrait en danger la vie des otages.
"J'espère qu'Uribe cherchera à faire libérer tous les otages par le dialogue, pas par les armes", a-t-elle ajouté, sans renouveler l'appel lancé la veille en faveur d'un changement de gouvernement en Colombie.
Elle a également rencontré le ministre italien des Affaires étrangères Massimo D'Alema. Ce dernier lui a dit qu'il espérait que "les raisons humanitaires l'emporteront" et qu'Ingrid Betancourt reviendra bientôt parmi les siens, selon un communiqué diffusé dans la soirée par le ministère des Affaires étrangères. Il l'a assurée que l'Italie oeuvrerait pour promouvoir une "solution non-violente au drame des enlèvements en Colombie", précise le communiqué.
Mardi, lors d'une conférence de presse conjointe avec le maire de Rome Walter Veltroni, elle avait expliqué avoir reçu plus de soutien des pays européens et latino-américains que du gouvernement d'Alvaro Uribe: "je suis venue en Italie pour qu'on continue à lui réclamer de changer d'attitude, pour qu'on ne continue pas d'opération militaires pour libérer les otages, ce qui met leur vie en danger", avait-elle souligné. "La solution, pas seulement pour les otages, mais pour la paix, doit se rechercher au travers du dialogue."

6 février 2008

Notre position face à cette tragédie

Nous sommes convaincus que la situation en Colombie ne pourra évoluer que grâce à une médiation internationale facilitant la négociation d’un accord humanitaire entre le gouvernement colombien et les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie).
L’accord humanitaire est la seule solution viable pour ramener les otages vivants ; les sauvetages militaires étant synonyme d’assassinats des otages par les FARC.
Seule une stratégie de non-violence permettra à la Colombie de sortir de l’impasse politique dans laquelle elle se trouve actuellement.
Ingrid étant franco-colombienne, nous considérons que la France et son gouvernement se doivent de tenir un rôle particulier dans la médiation internationale. Nous luttons pour cela avec les seules armes dont nous disposons, une forte mobilisation citoyenne qui dépend de vous !

Bassin d'Arcachon

Les dix communes du bassin d'Arcachon soutiennent Ingrid BETANCOURT.
-Lège-Cap Ferret
-Arès
-Lanton
-Gujan-Mestras
-La Teste de Buch
-Arcachon
-Le Teich
-Biganos
-Andernos-les-bains
-Audenge
La Cobas et Le SIBA participent aussi à ce formidable élan de solidarité
Ces dix communes représentent 80 000 habitants.
Les pétitions sont ou seront dans toutes les mairies et à dispostion des citoyens.
Le totalité du personnel du SIBA a signé la pétition.

5 février 2008

Manifestation contre les Farc le 4 février 2008 à Cali (Colombie)

BOGOTA (AFP) - Plus de deux millions de personnes ont manifesté lundi en Colombie et plusieurs milliers à travers le monde pour dire "non aux Farc" et dénoncer la violence et les prises d'otages auxquelles se livrent les rebelles marxistes.
Quelque 1.125.000 personnes ont défilé à Bogota, selon les chiffres de la police indiqués par le maire Samuel Rojas. Ils étaient 500.0000 dans les rues de Medellin (nord-ouest) et 500.000 à Cali (sud-ouest), selon ces deux municipalités.
Les manifestants, vêtus de chemises blanches, ont scandé des slogans hostiles à la guérilla, "Non aux prises d'otages", "Les Farc, ça suffit" ou encore "Plus de Farc".
Des rassemblements étaient convoqués dans environ 160 villes à travers le monde, dont 40 en Colombie, par des organisations se disant indépendantes.
Cette mobilisation, la plus importante jamais organisée contre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a obtenu le soutien actif des autorités colombiennes et a été coordonnée à l'étranger par les ambassades.
"Aujourd'hui les citoyens croient davantage à l'Etat, croient davantage à l'armée", a déclaré le président Alvaro Uribe à la chaîne de télévision privée Caracol.
Le gouvernement, qui s'est efforcé de transformer ces marches en plébiscite en faveur de sa politique de fermeté contre la guérilla, avait lancé ces derniers jours des appels constants à manifester massivement.
Depuis plus d'une semaine, les ministres et les médias mobilisaient les Colombiens. Les télévisions diffusaient en boucle des images d'otages derrière des barbelés dans des camps des Farc.
"A la marche!", titrait lundi à la une le quotidien national El Tiempo.
Certains dirigeants de groupes paramilitaires d'extrême droite ont également appelé depuis les prisons où ils sont incarcérés à participer à ces défilés.
Les élèves des collèges et les fonctionnaires ont été autorisés à ne pas se rendre en classe ou au travail pour manifester contre la guérilla marxiste.
A Madrid, aux Etats-Unis, au Canada, au Japon, au Venezuela et dans de nombreux autres pays, les ambassades colombiennes ont appelé leurs ressortissants à manifester.
A Paris, environ 200 personnes, en majorité colombiennes, ont aussi manifesté contre la guérilla, qui détient quelque 700 otages dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. Sa famille et ses comités de soutien ont vivement critiqué ce rassemblement.
"Nous dénonçons une manipulation. C'est une marche de propagande qui, sous couvert d'être contre les Farc, est complètement organisée par le gouvernement", a dénoncé la soeur de l'otage, Astrid Betancourt. Elle "vise à appuyer (...) le recours à la force" pour libérer les otages, a-t-elle ajouté.
Les familles d'otages et des groupes de gauche ont refusé de s'associer à ce mouvement et se sont retrouvées dans une église de la capitale colombienne.
L'Union syndicale ouvrière (gauche) a annoncé dans un communiqué qu'elle ne participerait pas aux manifestations. "Non à la marche de la haine, de l'intolérance promue par le gouvernement guerrier" d'Alvaro Uribe, déclarait la centrale syndicale.
"Que vous participiez à cette marche ou que vous n'y participiez pas ne change rien", affirmait, sceptique, l'écrivain et journaliste Antonio Caballero. Selon lui, le débat sur la participation à cette marche a principalement servi "à diviser" le principal parti de gauche colombien, le Pôle démocratique.
Dimanche, les Farc ont annoncé une nouvelle libération de trois otages en Colombie.
Dans un communiqué publié par l'agence Anncol, proche de la guérilla, la direction des Farc se dit prête à libérer unilatéralement trois ex-parlementaires capturés en 2001 et faisant partie du groupe de 43 otages dits "politiques" que les rebelles proposent d'échanger contre 500 de leurs guérilleros emprisonnés.
Les Farc, en rébellion depuis 1964 contre les autorités, comptent 17.000 combattants.

Une nouvelle libération d'otages des Farc en préparation

CARACAS (Reuters) - Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé lundi que son gouvernement avait entamé les préparatifs en vue d'une opération visant à secourir trois otages détenus par les rebelles colombiens des Farc, suscitant l'espoir que d'autres captifs soient également libérés.
Les Farc ont indiqué au cours du week-end qu'ils allaient libérer trois personnalités politiques colombiennes ayant des problèmes de santé et les remettre à Chavez ou à un représentant de ce dernier, après la médiation du dirigeant vénézuélien qui a permis la libération de deux otages le mois dernier.
Le président colombien Alvaro Uribe a approuvé cette mission d'évacuation malgré un différend diplomatique avec Chavez, qui accuse Uribe, allié de la Maison blanche, de comploter avec Washington en vue d'attaquer le Venezuela.
"Nous sommes heureux d'entendre cette annonce des Farc et nous avons déjà commencé à établir des contacts et à opérer des mouvements", a déclaré Chavez lors d'un discours télévisé, sans préciser quand débuterait l'opération.
Des membres des familles des trois otages - Gloria Polanco de Losada, Luis Eladio Perez et Orlando Beltran, tous détenus depuis plus de six ans - sont arrivés lundi à Caracas dans l'espoir de retourner chez eux avec leurs proches.

4 février 2008

Manifestations anti-FARC en Colombie

BOGOTA - Des milliers de personnes portant des T-shirts blancs ont défilé lundi dans des grandes villes de Colombie demandant aux FARC de cesser la pratique des enlèvements et de libérer tous leurs otages.
L'idée de ce mouvement est née il y a moins d'un mois sur le site Internet de réseau social Facebook: des manifestations pour dénoncer les agissements des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Près de 100.000 personnes dans 165 villes du monde ont confirmé sur Facebook leur participation au mouvement.
Mais les manifestations, organisées sous le slogan "Assez d'enlèvements! Assez de mensonges! Assez de morts! Non aux FARC!", se sont concentrées principalement dans des villes d'Amérique latine.
A Bogota, un long cortège de manifestants a défilé dans la principale artère de la ville au cri de "liberté! liberté!". Selon le maire de la capitale colombienne, Samuel Moreno, les autorités s'attendaient à ce que la manifestation dans la capitale colombienne réunisse 500.000 personnes.
Les chaînes de télévision colombiennes ont bouleversé leurs programmes pour retransmettre en direct les images des différentes marches dans le pays.
Au Venezuela voisin, où le président Hugo Chavez a endossé un rôle majeur dans les négociations sur la libération des otages, 3.000 personnes vêtues d'un T-shirt blanc portant le message "plus d'enlèvements, plus de morts" ont défilé à Caracas.
En Argentine, plusieurs centaines de personnes ont défilé en direction de l'ambassade de Colombie à Buenos Aires pour demander aux FARC de cesser les prises d'otage. Au Mexique, quelque 200 personnes agitant des drapeaux colombiens se sont rassemblées à Mexico.
Mais l'initiative a mis au jour de profondes divisions entre les Colombiens sur la manière de mettre fin à un conflit qui dure depuis plusieurs décennies entre le gouvernement de Bogota et la guérilla d'extrême gauche.
De nombreuses familles d'otages -qui pour certains sont retenus prisonniers depuis plus de 10 ans-craignent qu'une telle provocation envers les FARC ne mette leurs proches en danger.
Les FARC ont libéré deux otages, Clara Rojas, l'ex-directrice de campagne de l'otage franco-colombienne Ingrid Bétancourt, et l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez de Perdomo, mais les nouvelles des autres otages apportées par les deux femmes sous forme de lettres et de photos ne sont pas rassurantes. Elles font état de l'affaiblissement des séquestrés sous l'effet conjugué des maladies et des privations, dans des camps entourés de fils barbelés au cour de la jungle.
Les FARC voient dans la manifestation une tentative visant à soutenir leur ennemi, le président colombien Alvaro Uribe.
"Si la souffrance de ceux qui sont en captivité est prolongée de manière injustifiée (...), c'est à cause de l'intransigeance inhumaine et de la fierté mal placée du président Uribe", ont déclaré les dirigeants des FARC dans un communiqué publié vendredi.
Source : La Presse Canadienne

Betancourt: manifestation anti-Farc à Paris, vives critiques de la famille

Environ 200 personnes, en majorité colombiennes, ont manifesté lundi à Paris contre la guérilla des Farc qui détient des centaines d'otages dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, sa famille et ses comités de soutien se désolidarisant du rassemblement.
"Las Farc son terroristas" (les Farc sont des terroristes), scandaient les manifestants, répondant à un appel du groupe "No Mas Farc" (plus jamais les Farc), créé depuis quelques mois en France.
La manifestation, à laquelle participait l'ambassadeur de Colombie en France Fernando Cepeda Ulloa, intervenait au moment où plusieurs rassemblements contre la rébellion marxiste étaient prévus, à l'initiative de Bogota, dans 40 villes de Colombie et de nombreuses capitales dans le monde.
Les organisateurs ont, eux, toutefois souligné qu'ils n'étaient "ni pour, ni contre" le gouvernement colombien.
Le président français Nicolas Sarkozy, qui a fait de la libération d'Ingrid Betancourt l'une de ses priorités, "doit comprendre que les Farc sont des terroristes et qu'on ne peut pas négocier avec eux car ils ne tiennent pas parole", a affirmé à l'AFP une manifestante, Luz Villamizar.
La famille d'Ingrid Betancourt, enlevée en février 2002, s'est elle clairement désolidarisée de l'initiative.
"Nous dénonçons une manipulation. C'est une marche de propagande qui sous couvert d'être contre les Farc est complètement organisée par le gouvernement", a déclaré la soeur de l'otage, Astrid Betancourt.
Elle "vise à appuyer (...) le recours à la force" pour libérer les otages, a-t-elle ajouté, soulignant qu'à Bogota "toutes les familles des séquestrés vont se retrouver dans une église et pas dans la marche organisée par le gouvernement".
Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt (CSIB), proche des enfants de l'otage, a aussi jugé cette initiative "inquiétante" pour les otages.
"On ne s'associera jamais à une manifestation qui n'est pas en faveur d'un accord humanitaire", a souligné son porte-parole Hervé Marro.
Les Farc, en rébellion depuis 1964 contre les autorités colombiennes ont annoncé dimanche la libération de trois otages. Les guérilleros entendent échanger une quarantaine d'otages contre 500 des leurs.

3 février 2008

Reportage BFM TV

BOGOTA (AFP) — Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc-guérilla marxiste) vont libérer de "manière unilatérale" trois nouveaux otages, des ex-parlementaires, a annoncé samedi soir la chaîne de télévision colombienne Noticias Uno (privée).
La chaîne de télévision qui a indiqué avoir reçu un communiqué du groupe rebelle, a précisé que 3 des 43 otages qu'il détient seront libérés compte tenu de "l'état de santé" de ces prisonniers.
Les trois prisonniers qui vont être libérés, selon la même source, sont les ex-parlementaires Luis Eliado Perez (compagnon d'une des tentatives d'évasion d'Ingrid BETANCOURT), Gloria Polanco et Orlando Beltran, tous les trois pris en otages en 2001.
Le communiqué du Secrétariat des Farc (organe dirigeant), précise Noticias Uno, souligne qu'il s'agit d'une "décision unilatérale" prise par la guérilla, une "conséquence directe des efforts réalistes du président Chavez et d'autres pays amis dans la recherche de solutions pacifiques à la crise humanitaire et au conflit".

Contact agirpouringrid@voila.fr

Dari Conde Rubio capturée

BOGOTA (Reuters) - Une responsable des Farc, Dari Conde Rubio, alias "Doris Adriana", recherchée par les États-Unis pour l'enlèvement de trois ressortissants américains et pour trafic de cocaïne, a été capturée par l'armée colombienne près de la frontière du Venezuela.
L'armée a précisé que cette arrestation était un nouveau coup porté aux Forces armées révolutionnaires de Colombie, dont trois hauts responsables ont été tués ou capturés en un an.
Rubio est accusée d'avoir participé à l'enlèvement des Américains Marc Gonsalves, Keith Stansell et Thomas Howes, pris en otages par les Farc après la chute de leur avion lors d'une mission anti-drogue au-dessus de la jungle en 2003.
"Elle a participé au trafic de drogue et récemment elle était à la frontière entre la Colombie et le Venezuela pour collecter des armes et des munitions", a affirmé le gé néral Mario Montoya, commandant de l'armée colombienne, à la radio.
Lundi dernier, un ancien dirigeant des Farc a été condamné par un tribunal américain à 60 ans de prison, dans le cadre de l'enquête sur l'enlèvement des trois Américains il y a cinq ans.
Ricardo Palmera, 56 ans, était le plus haut responsable de la guérilla marxiste colombienne à être jugé aux États-Unis.
DES CENTAINES D'OTAGES
Connu aussi sous le nom de Simon Trinidad, il avait été arrêté en Équateur, puis extradé de Colombie aux États-Unis en décembre 2004. Ancien banquier issu de la haute société colombienne, il avait épousé la cause radicale à la suite d'une campagne d'assassinats visant l'extrême gauche dans les années 1980.
Les autorités colombiennes ont ordonné la semaine dernière à l'armée d'encercler les camps où les rebelles retiennent des centaines d'otages.
Une fois que l'armée aura repéré ces camps et les aura encerclés en établissant un périmètre de sécurité, une commission internationale sera chargée de négocier avec la guérilla marxiste pour obtenir la libération des otages, a déclaré le président Alvaro Uribe.
Les détracteurs de ce projet soulignent que les Farc pourraient exécuter des otages, notamment la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et les trois Américains si les militaires s'approchent trop près de leurs camps.
Le président colombien a rétabli ce mois-ci la médiation de la France, de l'Espagne et de la Suisse en vue d'obtenir la libération des 44 otages "politiques" des Farc, dont Ingrid Betancourt.
Il a accepté de démilitariser une zone de 150 km2 où aucun homme en armes ne serait autorisé à rentrer et où des observateurs internationaux seraient déployés. Il refuse en revanche d'accéder à la principale revendication des rebelles : la création d'une zone démilitarisée de 780 km2 près de Cali.

La négociation rien que la négociation

Une messe était donnée à Notre-Dame de Paris, samedi 2 février à 18H30 : elle était donnée à l’attention d’Ingrid Betancourt et des otages de Colombie.
Nous considérons depuis toujours que la seule voie viable pour les otages reste la négociation et l’accord humanitaire. En ce sens, les interventions militaires font courir un risque énorme à la survie des otages.
Cette messe fut aussi l’occasion de réaffirmer notre soutien à l’initiative qui consiste à mettre en avant l’intervention de l’Eglise en tant médiateur et facilitateur afin de trouver une solution pacifique à cette cause.
Pour ces mêmes raisons, nous ne participerons pas à la manifestation du 4 février, trop prompte à dénoncer les FARC sans envisager d’accord humanitaire et donc sans se soucier du dégât collatéral que seraient alors les otages.
Tout comme le peuple colombien, nous rejetons l’attitude, le comportement et les pratiques des FARC. Mais quand bien même ils ne sont qu’horreur et inhumanité, il nous semble essentiel d’entamer des négociations avec eux pour récupérer les otages avant qu’il ne soit trop tard.

Appels à manifester : critiques des Farc

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont critiqué les appels à manifester contre la guérilla, afin d'exiger la libération de ses otages, dans un message publié par l'Agence bolivarienne de presse. "La consigne (de la manifestation) devrait être : pour un échange humanitaire et la paix en Colombie", selon ce texte signé par Ivan Marquez et Rodriguo Granda, deux dirigeants de la guérilla marxiste.Les Farc, qui proposent de relâcher 43 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, en échange de 500 guérilleros emprisonnés, ont dénoncé l'"intransigeance inhumaine" du président colombien Alvaro Uribe, réaffirmant leur soutien à la médiation de son homologue vénézuélien Hugo Chavez."Si la souffrance de la captivité s'est prolongée de façon injustifiable (...), c'est à cause de l'intransigeance inhumaine et l'orgueil vain du président Uribe qui s'est en plus moqué de toutes les médiations et a donné un coup de pied à la plus efficace, celle du président Chavez", affirme le texte.La guérilla accuse en outre le pouvoir d'être derrière l'appel à manifester lundi contre les Farc, lancé sur internet par des jeunes Colombiens qui se présentent comme indépendants.

Colombie: les Farc vont libérer trois nouveaux otages

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc-guérilla marxiste) vont libérer de "manière unilatérale" trois nouveaux otages, des ex-parlementaires, a annoncé samedi soir la chaîne de télévision colombienne Noticias Uno (privée).
la chaîne de télévision qui a indiqué avoir reçu un communiqué du groupe rebelle, a précisé que 3 des 43 otages qu'il détient seront libérés compte tenu de "l'état de santé" de ces prisonniers.
Les trois prisonniers qui vont être libérés, selon la même source, sont les ex-parlementaires Luis Eliado Perez, Gloria Polanco et Orlando Beltran, tous les trois pris en otages en 2001.
Le communiqué du Secrétariat des Farc (organe dirigeant), précise Noticias Uno, souligne qu'il s'agit d'une "décision unilatérale" prise par la guérilla, une "conséquence directe des efforts réalistes du président Chavez et d'autres pays amis dans la recherche de solutions pacifiques à la crise humanitaire et au conflit".
Les rebelles, selon le communiqué, souhaitent que le président Hugo Chavez et Mme Cordoba facilitent les opérations de libération des trois otages. "Nous demandons au président Hugo Chavez et à la sénatrice (colombienne d'opposition) Piedad Cordoba qu'ils recoivent personnellement ou par l'intermédiaire de délégués, en territoire colombien, les parlementaires", selon le communiqué.
Deux autres ex-otages, Clara Rojas, la collaboratrice d'Ingrid Betancourt, et la parlementaire Consuelo Gonzalez, ont été libérées par les Farc le 10 janvier à la suite de la médiation du président Chavez et de Mme Cordoba.
Les Farc souhaitent échanger 43 otages dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt contre 500 de leurs guérilleros détenus en Colombie.